Les États européens se réunissent pour redéfinir leur politique migratoire, mettant en avant la création de « hubs de retour » à l'étranger pour expulser les migrants. Selon des sources comme Sud Ouest, la gauche et des organisations non gouvernementales s'opposent fermement à ces initiatives, les jugeant contraires aux droits de l'homme.
Les discussions débuteront ce lundi à Bruxelles, avec l'espoir de parvenir à un accord rapide. En mai dernier, les négociations avaient échoué sur la question de l'application des nouvelles réformes. Les partis de droite, emmenés par des pays comme l'Italie, l'Autriche et l'Allemagne, souhaitent intensifier les expulsions des migrants, face à un taux d'environ 20 % d'expulsions effectives, qui est jugé trop bas par les partisans d'une politique stricte.
Des centres dans des pays tiers
Les propositions incluent l'établissement de centres à l'étranger. Des pays comme le Rwanda ou l'Ouganda sont envisagés pour accueillir ces « hubs de retour ». Cette politique, bien que contestée, n'est pas totalement nouvelle ; elle a été testée par le gouvernement italien mais a été freiné par des contestations juridiques en Albanie.
La création de ces centres pourrait être envisagée rapidement, même si leur mise en œuvre pratique prendra du temps. Les discussions de ce soir incluront également des sanctions renforcées pour les migrants qui refusent de quitter le territoire, avec des saisies de documents et des interdictions d'entrée prolongées qui pourraient atteindre jusqu'à 20 ans.
François-Xavier Bellamy, eurodéputé de droite, affirme que ces mesures représentent un « changement de cap majeur » face à l'immigration illégale. Cependant, certaines dispositions pourraient ne pas entrer en vigueur avant un an, une situation qui suscite des préoccupations parmi les partisans d'une action rapide.
Mélissa Camara, eurodéputée écologiste, critique le projet : « Ce futur texte met sur papier des idées et discours xénophobes au détriment des droits fondamentaux des personnes exilées. » La polarisation des avis autour de cette réforme témoigne des tensions persistantes sur la question de l'immigration en Europe.







