Avec un montant moyen de 1 400 € pour les salariés retraités du régime général et 1 200 € pour les non-salariés, le panorama des retraites s'annonce complexe. Face à cette réalité, le Plan Épargne Retraite (PER) offre une solution intéressante pour préparer son avenir financier à la retraite.
Investir dans un PER est un excellent moyen d'assurer un capital ou une rente complémentaire, apportant une tranquillité d'esprit lors de la cessation d'activité professionnelle. Quand vient le moment de débloquer ces fonds, comment s'y prendre ? Voici un guide pour vous aider.
Qu'est-ce qu'un Plan Épargne Retraite ?
Créé par la loi PACTE en 2019, le PER est un produit d'épargne à long terme destiné à constituer un complément de retraite par capitalisation. Il remplace des dispositifs antérieurs comme le PERP et le Perco, répondant à des besoins d'épargne qui ont évolué vers une approche plus orientée vers l'investissement.
Le fonctionnement est simple : le souscripteur effectue des versements réguliers, investis dans des placements choisies, avec des niveaux de risque divers. En général, le déblocage des fonds s'effectue à l'âge légal de départ en retraite, sans avoir à justifier leur usage.
Comment débloquer son PER ?
Le déblocage du PER est étroitement lié à l'âge légal de départ à la retraite. Il est important de noter que les épargnants peuvent garder leur PER même après avoir pris leur retraite. À partir de cet âge, plusieurs options de sortie s'offrent à eux : rente ou capital.
Sortie par rente
La rente viagère permet une sortie mensuelle, complétant ainsi les revenus en attendant le décès du souscripteur. Sa valeur dépend des sommes investies, des plus-values accumulées et de l'espérance de vie évaluée par l'INSEE. Toutefois, des frais sont appliqués à chaque retrait mensuel et elle est soumise à l'impôt sur le revenu. De plus, un montant minimal de 100 € par mois est requis pour cette option.
Sortie en capital
Le capital s'obtient également à l'âge légal de la retraite. Cependant, celui-ci est soumis aux impôts, comme les prélèvements sociaux. Les épargnants peuvent choisir une combinaison des deux méthodes de déblocage lors de leur départ à la retraite, un conseil avisé d'un gestionnaire de patrimoine étant recommandé à ce stade.
Cas de déblocage anticipé
Malgré la volonté de favoriser l'épargne, plusieurs situations permettent un déblocage anticipé des fonds, connues comme "accidents de la vie". Voici quelques exemples :
- Invalidité de l'épargnant, de son conjoint ou de ses enfants.
- Décès du conjoint.
- Expiration des droits au chômage, entraînant une baisse significative des revenus.
- Surendettement.
- Cessation d'activité non salariée suite à des difficultés économiques.
- Acquisition de la résidence principale, considérée comme un projet nécessitant un apport financier.
En cas de décès de l'épargnant avant le déblocage, son héritage sera distribué selon les dispositions de son contrat. Les PER d'assurance ou d'entreprise seront versés aux bénéficiaires désignés, échappant à la fiscalité des successions si le défunt n'a pas dépassé 70 ans.
Fiscalité du Plan Épargne Retraite
Les contributions au PER sont déductibles d'impôts, offrant une incitation à l'épargne. La déduction fiscale varie selon les tranches d'imposition, et des plafonds spécifiques sont appliqués. Lorsque les fonds sont retirés, la fiscalité diffère selon le type de sortie.
- Pour les sorties en capital, les montants versés volontairement déductibles sont imposés, et les plus-values sont soumises à un prélèvement forfaitaire de 30 %.
- Les sorties en rente viagère bénéficient d'un abattement de 10 %.
Il est également possible d'optimiser sa fiscalité en choisissant judicieusement entre déductibilité à l'entrée ou exonération lors de la sortie, selon la situation personnelle de chaque épargnant.







