En cas de décès de votre conjoint ou ex-conjoint, vous avez la possibilité de bénéficier d'une pension de réversion, une partie de ses retraites. Bien que tous les régimes la prévoient, les conditions d'accès varient.
Qui est éligible ?
Conditions de mariage: seuls les conjoints mariés ou divorcés peuvent prétendre à cette pension. Les personnes en concubinage ou pacsées n'y ont pas droit.
- Durée minimale de mariage: certains régimes exigent une durée de mariage minimale, en particulier si aucun enfant n'est issu de l'union :
- Quatre ans de mariage au moment du décès, ou deux ans au moment du départ à la retraite, si le défunt était fonctionnaire.
- Deux ans dans le régime des exploitants agricoles.
- Remariage ou vie en couple: rejoindre un nouveau partenaire au moment de la demande peut entraîner la perte des droits à cette pension.
Exigences de démarche et conditions
Demande obligatoire: il faut impérativement demander la pension de réversion, aucune caisse ne vous contactera.
Conditions d'âge: pour un décès après 2018, il faut avoir au moins 55 ans pour prétendre à la réversion des retraites de base des salariés, indépendants et exploitants agricoles. Aucune condition d'âge n'est requise pour les fonctionnaires.
Conditions de ressources: elles existent pour certains régimes. Par exemple, pour la pension de base des salariés, les ressources annuelles ne doivent pas dépasser 24 232 € (38 771,20 € pour les couples). Aucun plafond n'est fixé pour les fonctionnaires.
Montants de la réversion
Le montant perçu dépend des régimes :
• 54% de la retraite du défunt dans les régimes de base des salariés et exploitants agricoles.
• 60% pour la retraite Agirc-Arrco, mais avec des conditions de ressources pouvant réduire le montant.
• 50% dans le régime des fonctionnaires.
Par exemple, un veuf avec un revenu de 18 000 € pourrait recevoir moins que 8 100 € de réversion si ses ressources totales dépassent le plafond fixé.
Il est essentiel de se rapprocher d'un conseiller pour éviter des erreurs dans la déclaration de ressources, ce qui peut entraîner des pertes de droits à réversion.







