La fiscalité liée aux indemnités reçues lors d'un départ à la retraite varie selon les circonstances de ce départ. Que ce soit un départ volontaire, par le biais d'un plan social ou une mise à la retraite par l'employeur, les règles d'imposition diffèrent tant en matière d'impôt sur le revenu que de cotisations sociales. Voici un éclairage sur ce sujet complexe.
Imposition en cas de départ volontaire
Les indemnités de départ à la retraite perçues lors d'un départ volontaire sont assimilées à des revenus exceptionnels, ce qui implique qu'elles soient totalement imposables. Il est donc nécessaire de les déclarer comme des salaires sur votre déclaration de revenus.
Cependant, une exception existe : les indemnités reçues dans le cadre d'un plan social sont totalement exemptées d'impôt sur le revenu et ne requièrent aucune déclaration.
Imposition en cas de mise à la retraite par l'employeur
Lorsque la retraite est imposée par l'employeur, la règle d'imposition varie. Les indemnités bénéficient d'une exonération partielle, limitée à un montant déterminé par la loi ou une convention collective. Au-delà de ce seuil, il convient de déclarer la partie des indemnités concernée.
Selon la situation, cette somme excédentaire peut être exonérée à hauteur de 50 % ou jusqu'à deux fois le salaire brut annuel, dans la limite de 196 140 euros. Pour déterminer la meilleure option, le calcul le plus favorable est appliqué, et le solde est traité comme un salaire sur la déclaration fiscale.
Mécanismes d’imposition des indemnités de départ
Deux dispositifs permettent de gérer le paiement de l’impôt en cas de perception d'une indemnité de départ à la retraite : l'étalement et le quotient.
Le système d'étalement
Pour éviter un paiement d'impôt excessif dans l'année de réception de l’indemnité, il est possible de demander un étalement. Cela permet de répartir l'imposition sur quatre ans, en déclarant un quart du montant imposable chaque année.
Le système du quotient
Le quotient consiste à ajouter un quart de l'indemnité à vos revenus habituels, puis à multiplier par quatre le supplément d'impôt. Ce mécanisme aide à maintenir le même taux d'imposition et à éviter de passer à une tranche supérieure, en abaissant également le revenu fiscal de référence, impactant ainsi certaines charges comme la taxe d'habitation.
Conséquences sociales des indemnités de départ à la retraite
Parallèlement à l'imposition sur le revenu, les cotisations sociales s'appliquent également aux indemnités, selon le type de départ. Pour un départ volontaire, l'intégralité des indemnités est soumise aux cotisations de la Sécurité sociale, ainsi qu'à la contribution sociale généralisée (CSG) et à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). En revanche, si le départ s'effectue dans le cadre d'un plan social, les indemnités bénéficient d'une exonération partielle. Dans le cas d'une mise à la retraite par l'employeur, une exonération des cotisations peut être appliquée jusqu'à dix plafonds annuels de Sécurité sociale. Au-delà, elles seront soumises aux cotisations sociales.







