Mercredi, le prix du SP95-E10 a atteint le cap symbolique de 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon les données compilées par l'AFP à partir des relevés de 7.289 stations-service.
Cette hausse fulgurante, de 28 centimes depuis le 27 février - suite aux frappes israélo-américaines sur l'Iran - traduit une augmentation de 16,26% des prix du carburant en France. Du côté des stations-service, le prix du SP95-E10 s'élevait à 2,000 euros le litre aux alentours de 11H00, frôlant les niveaux records atteints lors de l'été 2022, dans le sillage de l'invasion russe en Ukraine.
Pour ce qui est du gazole, le carburant le plus couramment utilisé par les Français, il avait déjà franchi cette barre des 2 euros le 9 mars. En moyenne, ce carburant se vendait alors à 2,255 euros le litre, d'après les relevés de 8.801 stations-service.
La semaine précédente, le prix du litre de gazole avait atteint un niveau record depuis 1985, dépassant ainsi les sommets historiques établis après les événements en Ukraine, comme l'ont rapporté des chiffres gouvernementaux récents.
La ministre déléguée à l'énergie, Maud Bregeon, a assuré sur TF1 qu'il n'existe pas de risque de pénurie de carburant, malgré quelques difficultés rencontrées par certaines stations. "Moins de 10% des stations" rencontrent des ruptures "totales ou partielles", a-t-elle précisé.
Face à cette situation, le gouvernement, observant une rigueur budgétaire pour maintenir un déficit à 5% du PIB cette année, a refusé pour l’instant de réduire la fiscalité sur les carburants. Il a cependant proposé des aides ciblées pour soutenir les secteurs les plus affectés, tels que la pêche, l'agriculture et les transports, s'élevant à près de 70 millions d'euros par mois selon des sources officielles.







