Invisible depuis la mort tragique de Quentin Deranque à Lyon, le député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault a enfin pris la parole. Dans une interview accordée à Blast, il a justifié son silence, affirmant que s'exprimer n'aurait pas été approprié dans cette situation délicate. Selon lui, "parler à ce moment-là n’aurait pas apaisé les tensions". Ce silence, qu'il qualifie d'"erreur possible", était pour lui une manière de prendre du recul face à une situation avec de nombreuses menaces et une émotion intense.
Au cours de cette interview, il a exprimé sa crainte face à une montée possible de la violence en France. "J’avais peur que la situation dégénère, que des actes violents se produisent partout. La violence médiatique s’était intensifiée, et je redoutais déjà des manifestations physiques", explique-t-il. En évoquant l'assassinat de Quentin Deranque, lynché près d'une conférence de Rima Hassan, députée européenne LFI, il rappelle : "Je n’étais pas présent sur les lieux ; je n’étais même pas au courant des événements qui allaient se dérouler".
Raphaël Arnault souligne que des membres de l’ultragauche sont actuellement mis en examen, et il insiste sur l'importance de ne pas laisser l’extrême droite attaquer La France Insoumise en profitant de cette tragédie pour justifier des actes de violence. Son ancien assistant parlementaire fait, quant à lui, partie des suspects actuellement écroués. Arnault n'a pas précisé la date de son retour à l’Assemblée nationale, mais son intervention marque un moment clé dans un débat politique déjà en ébullition.







