Le match amical tenu le 31 mars entre l’Espagne et l’Égypte, près de Barcelone, a pris une tournure inquiétante avec des chants islamophobes provenant des tribunes. Une enquête a été lancée alors que joueurs et responsables dénoncent ces comportements jugés inacceptables.
Organisé au RCDE Stadium de Cornellà, ce match devait célébrer le retour de la sélection espagnole en Catalogne après 18 ans d'absence, attirant plus de 37.000 spectateurs. Malheureusement, l'ambiance festive a été rapidement troublée par des sifflets lors de l'hymne égyptien et des chants tels que "Qui ne saute pas est musulman", qui ont retenti dès la dixième minute.
Des réactions virulentes ont suivi, notamment des sifflets lorsque le joueur égyptien Issa a été vu s'agenouiller sur le terrain. Pas d'interruption de jeu n'a été décidée, mais un message de sensibilisation a été diffusé sur les écrans du stade à la mi-temps, rappelant que des comportements xénophobes sont strictement interdits par la législation sur la violence dans le sport. Cette annonce a été accueillie par des sifflets de la majorité des supporters présents.
Une enquête ouverte et une indignation collective
À l'issue de la rencontre, qui a fini sur un score nul (0-0), les réactions se sont multipliées. Le milieu de terrain Pedri a exhorté à une mobilisation contre ces discours de haine, affirmant : "Nous ne cautionnons aucun chant raciste et devons nous unir pour les éradiquer des stades de football." Cette approche collective a trouvé écho auprès de plusieurs médias, dont Le Monde, qui a également souligné l'importance de se distance des comportements inacceptables.
Les autorités sportives espagnoles et même des figures politiques ont également exprimé leur indignation, appelant à des actions concrètes pour lutter contre l'islamophobie dans les lieux publics. La pression est donc forte pour assurer que de tels incidents ne se reproduisent plus à l'avenir, tant sur le terrain qu’en dehors.







