Le groupe Centre France a fait savoir qu'il prévoyait un plan social pour l'année en cours, entraînant la suppression de 152 postes, soit plus de 10 % de ses effectifs. Ce plan, qui se profile comme un coup dur pour une entreprise déjà éprouvée, concerne non seulement les journalistes, mais également d'autres employés.
Les difficultés rencontrées par le groupe ne sont pas nouvelles; cela fait plus d'un an qu'aucun remplacement n'a été effectué, même pour des contrats à durée déterminée. Selon des informations de France Info, Centre France a accusé une perte de 4 millions d'euros l'année passée, tandis que les ventes des journaux papiers continuent de décliner.
Ace Jour, les représentants des Comités Sociaux d'Entreprise (CSE) sont en discussion pour clarifier les détails des suppressions, notamment pour des titres emblématiques tels que Le Populaire et La Montagne. Des discussions sont encore prévues ce vendredi pour examiner les conséquences de cette annonce sur les divers départements.
Parmi les prévisions de réduction d'effectifs, la rédaction de La Montagne, par exemple, pourrait perdre des journalistes dans l'Allier, avec des postes concernés à Montluçon et Moulins. Cette situation est d'autant plus alarmante que c'est le sixième plan de suppression d'emploi en dix ans, comme l'indiquent les syndicats, qui soulignent les dangers pour l'information locale et la démocratie.
Les organisations syndicales, dont le SNJ, le SNJ-CGT et FO, s’insurgent contre ces coupes budgétaires répétés, déclarant que "cette spirale du déclin entraîne les rédactions vers un abaissement constant de la qualité de l'information". Ils plaident pour une véritable prise de conscience des enjeux liés à l'information de proximité, essentielle à la vitalité des collectivités locales.







