Dix ans après sa création, Yomoni se démarque clairement avec des performances qui surpassent celles de nombreux concurrents. Son atout majeur : des frais réduits et une gestion s'appuyant sur des ETF, le tout dans l'optique de prouver aux Français qu'il existe de meilleures options que le livret A.
« L’erreur la plus répandue chez les Français en matière d’épargne est leur manque de prise de risque à long terme », déclare Sébastien d'Ornano, fondateur et président exécutif de Yomoni. En soulignant cette frilosité, il évoque des conséquences non négligeables sur le long terme. Selon des études, avec un taux d’intérêt de 2 %, il faut plus de trente-cinq ans pour doubler son capital, tandis qu'un rendement de 7 % permettrait de le faire en dix ans. « Pourtant, les parents continuent d’ouvrir des livrets A pour leurs enfants. Avec un horizon de dix-huit ans, il est possible de surmonter les crises du marché tout en bénéficiant de rendements nettement supérieurs », ajoute-t-il.
Une croissance fulgurante
Avec Yomoni, Sébastien d’Ornano a choisi de faire un tout autre pari. La gestion de l’épargne s’effectue entièrement à distance, permettant aux utilisateurs de souscrire et de réaliser des versements en quelques minutes, que ce soit via un smartphone ou un ordinateur. Un questionnaire rapide aide à définir le niveau de risque adéquat pour chaque investisseur. L'accent est mis sur des fonds moins chers et plus transparents, basés sur des ETF, qui suivent la performance d'indices boursiers ou de secteurs, tout en minimisant les coûts.
Après une décennie, le succès de Yomoni est indéniable. Ses rendements dépassent ceux de presque tous les concurrents dans des conditions de risque similaires, avec un portefeuille client qui croît de plus de 35 % par an depuis trois ans. Il a fallu seulement huit ans pour atteindre un milliard d’euros sous gestion, et seulement deux ans de plus pour franchir les deux milliards. « Notre crédibilité repose sur des performances solides, des retours clients positifs et des distinctions », affirme d'Ornano. Aujourd'hui, de nombreux nouveaux clients investissent entre 150 000 et 2 millions d’euros.
Ces épargnants, tout en étant mieux informés, demandent davantage. Contrairement à leurs parents qui avaient confiance en leur banquier, beaucoup se fient désormais à Internet et écoutent des influenceurs spécialisés. C'est ainsi que le nombre de Français ayant des ETF dans leur portefeuille a été multiplié par cinq en cinq ans.
Une offre diversifiée et un accompagnement humain
Pour répondre à cette clientèle de plus en plus exigeante, Yomoni a étoffé son offre. Des produits tels que des plans d’épargne retraite, des comptes-titres, ou des investissements en private equity ont été ajoutés, accompagnés d'une équipe de 30 conseillers. « Dès que vous confiez 50 000 euros à une plateforme, il est crucial de pouvoir échanger avec un expert », souligne le fondateur. « Les clients souhaitent une réponse à leurs questions dans les quarante-huit heures », ajoute-t-il.
Ces investisseurs forment également une opportunité. Si certains pensent pouvoir reproduire les performances de Yomoni par leurs propres investissements, d'Ornano ne minimise pas cette approche : « C'est un bon début, mais choisir un bon ETF parmi 15 à 20 options nécessite une expertise précise », précise-t-il.
Yomoni vise maintenant à atteindre cinq milliards d’euros sous gestion d’ici 2028. Pour y arriver, la fintech s’appuie fortement sur le bouche-à-oreille, qui représente 43 % de ses nouveaux clients, et sur l’approfondissement de la relation avec ses utilisateurs. L'objectif est de devenir un véritable partenaire patrimonial, allégeant ainsi le poids mental de la gestion de l’épargne tout en assurant une transparence totale. La pédagogie et l'accompagnement sont essentiels, permettant aux clients de confier progressivement une plus grande part de leurs ressources. « Nos clients nous testent d'abord avec une petite somme, puis cherchent un rendez-vous avec un conseiller pour aller plus loin », conclut d'Ornano.
Actuellement, Yomoni gère en moyenne seulement 15 % du patrimoine financier de ses utilisateurs, ce qui montre que la sensibilisation des épargnants à la prise de risque est encore à ses débuts.







