Le 15 avril, un grave incident de sécurité a frappé le portail de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), touchant près de 12 millions de comptes, selon le ministère de l'Intérieur.
D'après les informations communiquées par la place Beauvau, environ 11,7 millions de comptes pourraient être affectés par cette fuite, impliquant des données tant personnelles que professionnelles.
Le ministre Laurent Nuñez, qui suit de près cette affaire, a ordonné un signalement à la justice, tout en saisissant l'Inspection générale de l'administration pour faire la lumière sur cet incident sérieux. La cybersécurité est un enjeu crucial pour tous, a-t-il souligné.
Le ministère a néanmoins précisé que, selon les données actuelles, aucune information ne permettrait un accès illégitime aux comptes des usagers sur le portail.
Lors de la détection du problème, l'ANTS a immédiatement alerté sur la possible exposition de données personnelles, incluant noms, prénoms, adresses électroniques et dates de naissance des usagers.
Les informations divulguées pourraient être des données d'identification, telles que l'identifiant de connexion, la civilité, et d'autres détails parfois présents dans les comptes, y compris des adresses postales ou des numéros de téléphone, a expliqué le communiqué.
Créée en 2007, l'ANTS est responsable de la gestion des demandes de titres réglementaires, tels que les passeports biométriques, la carte nationale d'identité et le permis de conduire.
L'enquête sur cet incident a été confiée à l'Office anti-cybercriminalité (OFAC) après le signalement transmis à la procureure de la République de Paris, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale.
Les investigations internes, qui ont débuté dès la détection de l'incident, se poursuivent pour déterminer son origine et son ampleur. À ce stade, les recherches ne montrent pas de divulgation d'informations supplémentaires reçues lors des démarches, comme des pièces jointes ou des données biométriques, conclut le ministère.







