Les prix du pétrole ont connu une nouvelle poussée à la hausse ce lundi, alors que Donald Trump a vivement critiqué la réponse de l'Iran aux propositions américaines visant à mettre fin à la guerre. Téhéran, de son côté, met en garde la France et le Royaume-Uni contre toute intervention dans la région.
Dans un message publié sur Truth Social dimanche soir, Trump a exprimé son mécontentement : "Je viens de lire la réponse des soi-disants représentants de l'Iran. Je ne l'aime pas — C'EST TOTALLEMENT INACCEPTABLE !" En réponse, le marché pétrolier a réagi rapidement, avec le brent marquant une augmentation de 2,69%, atteignant 104,01 dollars le baril.
La perspective d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, semble de plus en plus incertaine depuis le début des hostilités fin février. Les discussions entre les belligérants semblent bloquées, aucune des deux parties n'ayant rendu publiques ses propositions.
Après plusieurs jours d'attente, Téhéran a annoncé avoir répondu au plan américain, bien que les détails de cette réponse restent vagues. Selon des médias iraniens, la réponse, transmise par l'intermédiaire d'un médiateur pakistanais, se concentre sur la fin des hostilités, notamment au Liban, et sur la garantie de la sécurité maritime.
D'après le Wall Street Journal, la proposition iranienne évoquerait une réouverture progressive du détroit d'Ormuz en échange d'une levée du blocus des ports iraniens par la marine américaine, tout en offrant de diluer une partie de son uranium enrichi, que de nombreux pays redoutent à des fins militaires.
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a souligné qu'il restait des enjeux nucléaires à résoudre, déclarant que "des matières nucléaires doivent encore être retirées d'Iran". La guerre en cours a causé de nombreuses pertes, surtout du côté iranien et libanais, cependant Netanyahu a fait savoir qu'elle n'était pas encore terminée.
Dans le Golfe, les tensions se sont intensifiées avec de nouvelles attaques signalées. Au Qatar, un vraquier en provenance d'Abou Dhabi a été visé par un drone. L'agence de presse iranienne Fars a indiqué que le navire, se présentant comme américain, a été touché, bien qu'aucune source officielle n'ait confirmé directement l'implication de l'Iran.
De plus, des drônes ont ciblé plusieurs autres pays, dont le Koweït, avec Abou Dhabi pointant du doigt Téhéran. À la suite de ces événements, Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, a mis en garde : "Toute attaque contre nos navires déclenchera une riposte forte et décisive contre les États-Unis."
La France et le Royaume-Uni, pour leur part, cherchent à rassembler une coalition pour sécuriser le détroit d'Ormuz, suivant une résolution du conflit. Paris a précisé qu'elle n'envisage pas de déploiement militaire dans la région, mais envisage une mission sécuritaire concertée avec l'Iran.
En parallèle, le conflit au Liban se poursuit. Depuis le cessez-le-feu du 17 avril, les hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien continuent, aboutissant à la perte de vies et à des frappes israéliennes ayant causé 2846 morts selon les dernières données du ministère de la Santé libanais.







