Un drame sanitaire se prépare sur le navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus. Ce dimanche, alors qu'il doit atteindre les côtes canariennes, plusieurs pays européens prennent des mesures immédiates pour rapatrier leurs ressortissants. L'Allemagne, la Belgique, la France, l'Irlande et les Pays-Bas enverront des avions pour évacuer leurs passagers, comme l’a affirmé le ministre espagnol de l’Intérieur. Deux appareils supplémentaires seront également mobilisés par l’Union Européenne pour un suivi accru.
Les autorités des Canaries insistent sur l’urgence de l’opération, stipulant que les évacuations doivent s'effectuer avant un changement climatique défavorable attendu dès lundi. La sévérité de la situation est accentuée par un taux de mortalité alarmant lié à l'hantavirus, avec six cas confirmés, dont trois décès, à bord du navire.
Une fois arrivé à Granadilla, le MV Hondius sera soumis à un sévère contrôle sanitaire. Les 88 passagers et 59 membres d'équipage devront passer des tests à bord avant de rejoindre la terre ferme. Les passagers seront transportés via des Zodiacs pour limiter tout contact avec la population locale, répondant ainsi aux préoccupations des autorités de santé.
Il ne suffira pas simplement de rapatrier les passagers : ceux-ci seront considérés comme des "contacts à haut risque" et seront placés sous surveillance pendant 42 jours, selon les recommandations de l’Organisation mondial de la santé. Maria Van Kerkhove, experte en santé publique à l'OMS, a rappelé l'importance de ce suivi pour prévenir la propagation du virus.
La situation est rendue plus préoccupante par le fait que les passagers ne pourront pas emporter tout leur bagage : uniquement les effets personnels essentiels, le reste étant désinfecté et transporté aux Pays-Bas. L'ensemble des opérations doit être mené avec la plus grande rigueur pour garantir la sécurité de tous.
Avec le MV Hondius transportant plus de 150 personnes, chaque minute compte. Les mesures de prévention mises en place par les gouvernements et par l'OMS visent à freiner la propagation d'une éventuelle épidémie dans un contexte déjà fragilisé par diverses crises sanitaires récentes. L'actualité témoigne des leçons apprises depuis la pandémie de Covid-19, rendant la réaction actuelle encore plus cruciale.
Les passagers d’origine britannique, une fois évacués, devront se rendre à l’hôpital Arrowe Park pour une période d’isolement de jusqu'à 72 heures, rappelant les protocoles précédents mis en œuvre lors d’épidémies antérieures.







