Lors d'une réunion tenue à Paris, les ministres et banquiers centraux des sept pays du G7 ont réaffirmé leur détermination à favoriser une coopération multilatérale, essentielle pour répondre aux menaces sur l'économie mondiale. Ce rassemblement, qui a duré deux jours, a permis d'aborder des enjeux cruciaux pour l'avenir économique dans un contexte mondial incertain.
Les participants ont souligné leur engagement à promouvoir la résilience, le développement et la croissance, garantissant ainsi une prospérité partagée. Cette déclaration a été publiée à l'issue d'échanges incluant des pays invités comme le Kenya, le Brésil, l'Inde et la Corée du Sud, reflet d'une volonté d'élargir le cercle de coopération.
La présidence française était attentive à ce réengagement international en cette période marquée par des tensions géopolitiques. Les banques centrales ont affirmé leur détermination à maintenir la stabilité des prix et à assurer la durabilité du système financier. Selon la déclaration, "la politique monétaire dépendra des indicateurs économiques, suivant de près l’impact des fluctuations des prix de l’énergie et des matières premières".
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a décrit des échanges parfois difficiles, mais nécessaires, pour élaborer des solutions à long et court terme face aux défis économiques mondiaux. Lors d'une conférence de presse, il a souligné l'importance de la réouverture du détroit d'Ormuz, vital pour le transit des hydrocarbures, actuellement bloqué par l'Iran dans un contexte de tension au Moyen-Orient.
À l'approche du sommet des dirigeants du G7 à Évian, qui se tiendra du 15 au 17 juin, M. Lescure a indiqué que des avancées significatives avaient été réalisées pour aborder des sujets cruciaux tels que les minerais critiques et les déséquilibres globaux.
Enfin, il a réaffirmé la détermination des pays du G7 à "maintenir la pression sur la Russie", afin de l'empêcher de tirer profit de la situation en Ukraine et au Moyen-Orient. En réaction, les États-Unis ont prolongé la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer, une mesure visant à modérer la hausse des prix du brut consécutive aux conflits en cours.







