Ce dispositif longtemps attendu commence à prendre forme. Lors d'une séance à l'Assemblée nationale, la ministre a confirmé la publication Imminente des textes officiels. "Dès le 1er juillet, tous les parents d'enfants nés après le 1er janvier pourront bénéficier de ce congé supplémentaire de naissance", a-t-elle assuré.
"Les parents pourront faire leur demande à partir du 1er juin pour prendre leur congé dès sa mise en place".
Ce congé, introduit dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, permettra à chaque parent de prendre jusqu'à deux mois supplémentaires de congé, au-delà des congés maternité et paternité.
Détails du congé : jusqu'à 2 mois supplémentaires par parent
Au total, cinq décrets doivent être publiés pour rendre effectif ce congé. Selon des informations recueillies par BFM Business, deux de ces décrets sont actuellement à l'examen du Conseil d'État. Ils détermineront le montant et la dégressivité de l'indemnité journalière pour les parents pendant cette période.
Pour les salariés et agents de la fonction publique, l'indemnité s'élèvera à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, fixé à 220 euros par jour en 2026. En revanche, pour les travailleurs indépendants, l'indemnité sera calculée sur la base d'un coefficient appliqué à 1/730 du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Les entreprises face à des inquiétudes
Cependant, la nouvelle mesure soulève des questions au sein des entreprises qui craignent une désorganisation due à un recours massif à ce congé durant les mois d'été. "Certains employeurs s'inquiètent des effets cumulés pour les parents d'enfants nés en 2024, mais je tiens à rappeler que ceux-ci auront jusqu'en avril 2027 pour faire leur demande", a précisé la ministre.
Ce congé, qui a été annoncé par Emmanuel Macron dans un objectif de relance démographique, survient dans un contexte où la France a enregistré, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, plus de décès que de naissances en 2025. Pour soutenir la croissance démographique, des experts proposent même d'allonger ce congé d'un mois, le qualifiant de plus incitatif que le congé parental traditionnel peu rémunérateur.







