« D'ici à la fin de l'année, nous allons commercialiser du paracétamol français, provenant d'un chimiste de la région lyonnaise et, plus tard, d'une start-up d'Occitanie. Nous avons choisi deux fournisseurs pour garantir notre indépendance », a déclaré Laure Lechertier, directrice des affaires publiques chez UpSa, au cours d'une visite de l'usine d'Agen, le plus gros employeur du département, avec plus de 1 500 employés.
UpSa, spécialiste du paracétamol, ne se limite pas à un seul produit. Elle prend les rênes de son avenir en développant une gamme d'électrolytes destinés à améliorer l'hydratation des sportifs. « Nous avons actuellement 13 références de ces produits, adaptés aux goûts des consommateurs », explique Ronan Cocaud, directeur des opérations industrielles. Ce choix s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier l’offre et à répondre aux besoins du marché.
Engagement envers la France
« Nous prenons des engagements forts, et nous espérons que l'État les prendra en compte. »
Près de 50 % de la production d'UpSa est destinée à l'exportation, et chaque année, ce sont environ 320 millions de boîtes qui sortent des sites agenais. Toutefois, l'Agence française du médicament interdit d'apposer l'étiquette « origine France Garantie » sur leurs médicaments, un frein selon Laure Lechertier. « Nous avons toujours maintenu un stock suffisant pour éviter les pénuries, même durant la crise de Covid », précise-t-elle.

Ces investissements, totalisant 14 millions d'euros sur deux ans, visent à soutenir la production de paracétamol tout en respectant le moratoire établi par le gouvernement. « Nous avons besoin d'une stabilité, voire d'une augmentation du prix de vente pour continuer à investir », souligne Laure Lechertier. Actuellement, UpSa génère une petite marge de 76 centimes d’euros par boîte vendue.
Tout en œuvrant pour la souveraineté sanitaire, UpSa s'engage à construire une empreinte négative sur le territoire, avec des programmes visant à recruter localement et à améliorer les conditions de travail.







