Au cœur de la campagne électorale pour les municipales de 2026, le mouvement France insoumise, fondé par Jean-Luc Mélenchon, se retrouve en proie à des manœuvres de désinformation orchestrées par un groupe énigmatique aux liens présumés avec Tel-Aviv. Selon plusieurs médias, dont Libération et le quotidien israélien Haaretz, cette offensive vise notamment des figures de proue comme les députés Sébastien Delogu et François Piquemal ainsi que le maire de Roubaix, David Guiraud.
Ces rapports indiquent que les attaques seraient orchestrées par une entité prénommée « BlackCore », liée à une entreprise tech israélienne nommée SNI. Ce dernier est associé à des individus ayant des antécédents dans l'unité 8200 de l'armée israélienne, spécialisée dans le cyberespionnage.
Depuis le mois de février, les candidats LFI ont fait l’objet de représentations fallacieuses. À Marseille, Sébastien Delogu est victime d'accusations sérieuses rapportées par un individu se faisant appeler « Sophie », un stratagème largement diffusé grâce à des affiches intégrant des QR codes. L’acharnement s'est intensifié avec la publication, sur un autre site, d’un calendrier contenant des images truquées du député dans des situations compromettantes, dont les bénéfices étaient destinés à « soutenir la Palestine ».
« L'angoisse que j'ai ressentie quant à ces accusations, c'est inqualifiable. Imaginez, un matin, vous vous réveillez et votre nom est affiché sur des panneaux accusatoires », a réagi Delogu, choqué par ces manœuvres.
Des services de renseignements aux abonnés absents
Les mêmes procédés ont été utilisés contre François Piquemal, candidat LFI à Toulouse. Des sites destinés à décrédibiliser son travail en tant que conseiller municipal ont été créés, alimentés par des profils d'origine vietnamienne pour créer une illusion de soutien. David Guiraud, quant à lui, a vu sa voix utilisés via des messages audio déformés, affirmant des propos virulents envers la communauté juive, un acte odieux qui a profondément affecté son positionnement.
BlackCore revendique sur ses plateformes être « une entreprise d’élite spécialisée dans l’influence, conçue pour l’ère moderne de la guerre de l’information ». Elle a même admis avoir généré 1 600 faux profils sur une période de huit mois, manipulant des sondages et créant des “contre-récits” pour tergiverser sur ses cibles.
Selon le Canard enchaîné, ces actes auraient été remarqués par Viginum, un service fondé par Emmanuel Macron en 2021, et un rapport aurait été transmis aux services de renseignement. Toutefois, ce document aurait été censuré par crainte que le traité soit exploité par LFI. Questionné à ce sujet, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé qu'une « action judiciaire est engagée » et que le rapport sera rendu public prochainement.







