Ce mardi 19 mai, Delmond Foies Gras, une filiale du groupe coopératif Terres du Sud, a confirmé la fermeture de son abattoir situé à Bergerac. Cette décision, prise en raison d'une baisse substantielle des ventes, entraîne une réorganisation au sein de l'entreprise.
Dans un communiqué, la direction a indiqué que toutes les activités seront désormais centralisées sur le site de Boulazac-Isle-Manoire. L'abattoir de Bergerac, qui n'était ouvert que sporadiquement ces dernières semaines, sera définitivement fermé.
La décision résulte d'une diminution constante de la production depuis 2021, aggravée par une hausse des coûts, des distributeurs exerçant une pression sur les prix, et une surproduction nationale de foie gras. Un porte-parole de l'entreprise a souligné qu'une absence de perspectives d'amélioration justifiait cette réduction des activités, détectée par des analyses internes.
Mobilités internes pour les salariés
Face à cette situation, Delmond Foies Gras a proposé aux 31 salariés de l'abattoir de Bergerac des options de mobilité vers le site de Boulazac, qui, malgré une exploitation à seulement 77 % de ses capacités, devrait pouvoir absorber la production totale. La fermeture de Bergerac s'inscrit dans une volonté plus large de rationalisation et de consolidation des opérations, alors que la demande pour le foie gras reste instable.
Cette annonce a suscité des réactions parmi les employés et les acteurs du secteur. Jean Dupont, expert en agro-alimentaire, a déclaré : "Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face le secteur, notamment la nécessité d'adapter les capacités aux fluctuations du marché." Plusieurs sources médiatiques en France, dont Franceinfo, relaient également la réponse du syndicat CGT qui a exprimé des craintes quant à l'avenir des emplois et à la pérennité de l'activité dans cette région.
Pour un secteur déjà fragilisé par des critères environnementaux et de santé publique, cette fermeture représente une étape déterminante dans l'évolution de Delmond Foies Gras.







