Le 18 juin, l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle pourrait connaître un important mouvement de grève alors que l'intersyndicale, regroupant la CGT Roissy, la CFDT Roissy-CDG, l’UNSA UL MOSZAR et Sud, se mobilise contre les nouvelles restrictions imposées par les autorités concernant l'attribution des badges d'accès. Ces badges sont essentiels pour permettre aux employés de travailler et d'accéder à certaines zones sécurisées de l'aéroport.
Les syndicats s'élèvent contre le durcissement des critères d'évaluation des dossiers, arguant qu'il s'agit d'une atteinte directe au droit au travail. "Touche pas à mon badge" est le mot d'ordre qui mobilise les travailleurs, selon un communiqué signé par l’intersyndicale. En effet, toute personne souhaitant travailler dans l'aéroport doit être préalablement dotée d'un badge délivré par la préfecture, après des vérifications strictes de sécurité.
Selon les syndicats, de nombreux dossiers d'habilitation sont rejetés pour des raisons mineures, qui n'ont aucun rapport avec les véritables enjeux de sécurité. D'après une analyse parue dans Le Monde, "une simple amende ou un jugement sans lien avec les impératifs de sûreté peut désormais suffire pour interdire l'accès à une personne, ce qui serait contraire à la présomption d'innocence".
L’intersyndicale appelle donc à la création d’une commission paritaire pour examiner les cas contestés et propose la mise en place de badges provisoires durant les enquêtes judiciaires. Ces demandes visent à garantir les droits des employés face à une politique jugée arbitraire.
Il est encore difficile d’évaluer l’ampleur de cette grève, qui pourrait perturber non seulement les opérations de sécurité mais également celles des bagagistes, des agents d'entretien, ainsi que des nombreux commerces situés dans l'aéroport. À ce jour, la direction d'ADP n'a pas fait de commentaire concernant cette situation tendue.







