Une étude récente de l'association de défense des consommateurs, Que Choisir Ensemble, a révélé une situation alarmante concernant le marché locatif étudiant en France. Dans six villes analysées (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Grenoble et Montpellier), 95 % des annonces de logements étudiants dépassent les plafonds de loyer en vigueur, fixés à 234 euros par mois en moyenne. Que Choisir incite ainsi à prolonger et à assurer la mise en application de ce dispositif, qui a prouvé son efficacité en offrant des économies significatives aux locataires parisiens.
Selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’association, "Trop d'étudiants sont contraints de choisir leur lieu d'étude en fonction des prix exorbitants des loyers. Les règles existantes sont là pour protéger ces jeunes, mais beaucoup d'entre elles sont souvent contournées." Son appel à une mise en œuvre rigoureuse du dispositif est soutenu par une étude menée entre avril et mai sur 125 annonces, montrant des complémentaires de loyer souvent « très élevés, peu ou pas justifiés ».
"L'encadrement des loyers a pourtant prouvé son efficacité, il est urgent de le faire pleinement appliquer et de le pérenniser."
Les conséquences de cette hausse des loyers se font sentir durement : neuf étudiants sur dix se retrouvent à chercher une chambre sur le marché privé, avec un prix médian de 600 euros par mois, atteignant parfois 984 euros à Paris. Selon l'association, les aides au logement ne couvrent en moyenne que 43 % du loyer, laissant les étudiants avec des charges souvent inaccessibles.
De plus, Que Choisir Ensemble alerte sur les prix exorbitants associés aux logements en coliving, liés à des services non sollicités. La situation met en lumière les défis financiers auxquels font face les jeunes, et souligne l’importance d’agir rapidement pour garantir un accès à un logement abordable pour tous.







