Dimanche, l'Iran a annoncé la fermeture « jusqu'à nouvel ordre » du détroit d'Ormuz après une attaque sur un navire, qui a été laissé en flammes par son équipage. Les États-Unis ont réagi par une série de frappes, remettant en question le cessez-le-feu fragile.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont déclaré sur Telegram : « Plusieurs navires ont ignoré nos avertissements, provoquant une situation de risque pour la sécurité maritime. » Ils ont précisé qu'un navire ayant désactivé ses systèmes a été touché par des tirs d'avertissement.
Selon l'agence britannique UKMTO, l'attaque a eu lieu à environ 17 km de la péninsule de Moussandam. Un incendie s'est déclaré à bord, entraînant l'évacuation des membres de l'équipage sur des canots de sauvetage.
En réponse, le Commandement Central de l'Armée Américaine (Centcom) a effectué des frappes contre l'Iran, la troisième série depuis le début des hostilités cette semaine. Des explosions ont été rapportées dans diverses régions de l'Iran, notamment à Bandar Abbas et dans la province du Khouzistan, sans bilan immédiat.
« L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant, ils en paient le prix », a tweeté Pete Hegseth, ministre américain de la Défense.
Le navire en question, identifié comme le GFS Galaxy, est un porte-conteneurs battant pavillon chypriote. Son équipage a perdu un membre, avec des dégâts considérables à bord, rendant toute continuation de la navigation impossible.
L'Iran a déclaré qu'il fermerait une nouvelle fois le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite habituellement un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. « Aucun navire ne sera autorisé à le traverser », ont averti les Gardiens.
Jusqu'à présent, Téhéran n'autorise qu'un couloir le long de ses côtes et exclut toute possibilité de revenir à la situation d'avant-guerre, que les États-Unis contestent. Les attaques réciproques entre les deux nations soulignent l'instabilité croissante dans la région.
Washington et Téhéran avaient signé un protocole d'accord avec un cessez-le-feu en juin, mais ce dernier a rapidement été remis en question par les escalades réciproques. Le représentant iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, a menacé que l'Iran ne se sentirait plus lié par cet accord si les violations continuaient.
Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a réagi en affirmant que « la vengeance est inévitable » et a promis de riposter vigoureusement aux agressions. « Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit se réaliser », a-t-il affirmé, ajoutant que ceux qui ont commis des crimes n'échapperont pas à la justice.
Donald Trump, quant à lui, a averti que toute tentative d'assassinat contre lui entraînerait des représailles dévastatrices. Le climat dans la région ne cesse de se détériorer, mettant en péril la sécurité maritime et la stabilité politique.







