Dans une nouvelle escalation des hostilités, les États-Unis ont lancé ce mardi une série de frappes ciblées contre l'Iran, malgré les déclarations de Donald Trump qui a affirmé qu'un accord avec Téhéran était encore envisageable.
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a déclaré avoir initié "une troisième nuit consécutive de frappes" sur le sol iranien, au moment où quatre explosions étaient entendues près de Bandar Abbas, un important port iranien situé sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse Irna.
Lors d'une interview sur la radio, Trump a promis de frapper "fortement" les installations iraniennes, témoignant de son engagement militariste. "Ils ne peuvent absolument rien faire contre nous, mentait-il, ainsi que d'autres observateurs. "Les paroles des dirigeants iraniens ne les sauvent pas de cette situation difficile.”
Hier, sur Truth Social, Trump a également annoncé que les États-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz, tout en rétablissant le blocus des ports iraniens, effectif à 20H00 GMT ce mardi. En parallèle, il a proposé une taxe de 20 % sur la valeur des cargaisons transitant par cette voie maritime, un acte controversé qui soulève des questions sur le droit international.
La réponse iranienne ne s'est pas fait attendre. Le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a exprimé sur X que l'Iran resterait le gardien du détroit, tout en ironisant sur la proposition de Trump, la qualifiant d'exagérée. "20 % c'est manifestement trop", a-t-il rétorqué.
Cette montée des tensions a eu des répercussions dramatiques sur le marché pétrolier, le prix du baril de Brent ayant explosé de 9,59 %, atteignant 83,30 dollars. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a fait part de sa "profonde inquiétude" face à ces événements alarmants.
Alors qu'un cessez-le-feu apparaissait concluant après des bombardements israélo-américains début avril, les récents incidents au large d'Ormuz ont ravivé des affrontements intenses, poussant Trump à déclarer la fin du cessez-le-feu. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a reconnu cet état de crise tout en affirmant que son pays n'était pas le premier à violer ses engagements.
Les consultations avec des médiateurs tels que le Qatar, le Pakistan et Oman continuent dans l'espoir de "prévenir une escalade" supplémentaire. Le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï, a d'ailleurs souligné l'importance stratégique du détroit d'Ormuz, qu'il considère comme crucial pour la sécurité mondiale.
Des récits d'attaques réciproques émergent, les Gardiens de la Révolution ayant déclaré avoir frappé des installations américaines à Oman, Bahreïn, Koweït, et en Jordanie, tandis que selon des sources officielles, 25 personnes ont perdu la vie dans les bombardements récents.







