Au troisième trimestre 2025, l'Italie a réalisé une performance impressionnante en matière d'exportations, surpassant le Japon et la Corée du Sud, selon les données récentes de l'OCDE. Adolfo Urso, ministre de l'Entreprise et du Made in Italy, a salué cette avancée, la qualifiant de démonstration de la résilience des entreprises italiennes sur le marché mondial. En effet, les exportations italiennes ont connu une hausse de plus de 12 % par rapport à l'année précédente, tandis que celles du Japon n'ont augmenté que de 1,5 %, selon des analyses comparatives menées par BNP Paribas.
Cette dynamique s'explique en partie par la forte présence d'industries compétitives en Italie, qui parviennent à offrir des produits de qualité à des prix attractifs. Le coût moyen du travail dans le secteur manufacturier y est significativement plus bas qu'en France, à 32 euros de l'heure, selon une étude de l'institut Rexecode. Cependant, des défis subsistent, comme l'inégalité salariale, où les rémunérations sont restées inférieures aux niveaux de début 2021, amplifiées par la montée de l'inflation.
Alors que l'Italie se positionne désormais à 10 % des exportations totales de l'Union européenne, le gouvernement de Giorgia Meloni cherche à renforcer cette tendance. Urso a évoqué la nécessité d'établir de nouveaux accords de libre-échange, particulièrement avec des marchés émergents tels que l'Amérique latine et l'Asie du Sud-Est, afin de créer de nouvelles opportunités pour les entreprises italiennes.
Cependant, l'OCDE prévient que la croissance pourrait être modérée dans les mois à venir, avec des prévisions de 0,6 % pour 2026, face à une incertitude croissante sur le front des exportations. Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a également suggéré que la Banque centrale européenne devrait envisager de baisser les taux d'intérêt pour stimuler une économie encore fragile.
Alors que la scène politique en Italie évolue, avec une montée de la droite conservatrice, cette dynamique économique pourrait redéfinir le rôle de l'Italie en Europe et sur la scène mondiale. En définitive, la situation reste à suivre de près, tant sur le plan économique que politique.







