Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a récemment annoncé que des mesures en faveur des agriculteurs seraient mises en œuvre dès le mois de janvier, avec des premières annonces de la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, attendues pour ce dimanche. Une source proche du gouvernement a souligné l'urgence d'agir rapidement : "Le monde agricole ne peut pas se permettre d'attendre jusqu'en février pour voir ces décisions appliquées".
Pour soutenir ce processus, il est crucial qu'un budget soit adopté. Lecornu a évoqué la nécessité de progresser rapidement dans les discussions autour du projet de budget pour 2026, qui n'a pu être finalisé à temps en 2025. Les syndicats agricoles, qui se sont réunis en décembre et rencontrent de nouveau le gouvernement cette semaine, ont exprimé leurs préoccupations quant aux engagements du gouvernement, estimant qu'ils restent insuffisants face à l'ampleur des défis.
Les agriculteurs sont confrontés à des crises multiples, notamment la propagation de maladies animales comme la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui affecte sérieusement le secteur. Parallèlement, le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur suscite de vives inquiétudes, exacerbant le sentiment d'insécurité au sein de la profession. Des experts du secteur insistent sur la nécessité de revoir à la hausse les protections commerciales pour les producteurs français.
Dans ce contexte, Sébastien Lecornu a également annoncé une réunion avec tous les ministres concernés, réaffirmant l'engagement du gouvernement à poursuivre des mesures justes et équitables pour les agriculteurs. Il a ajouté qu'il était temps de rompre avec certaines approches technocratiques qui, selon lui, nuisent à la réalité du terrain et alimentent un sentiment d'injustice parmi les agriculteurs.
Les acteurs du milieu rural restent mobilisés, avec des actions programmées pour maintenir la pression sur les décisions politiques à venir. Les syndicats envisagent une intensification de leurs efforts tout au long de la semaine prochaines afin de garantir que leurs voix soient entendues, confortés par le soutien de la population française et des experts qui appellent à une meilleure gestion de la crise.







