Le président serbe Aleksandar Vucic a exprimé son optimisme quant à un accord rapide entre la Russie et la Hongrie concernant la compagnie pétrolière serbe NIS, qui joue un rôle déterminant en fournissant 80 % des besoins pétroliers de la Serbie. Cette entreprise est actuellement sous le coup de sanctions américaines qui exigent un retrait complet du capital russe, entravant ainsi son fonctionnement vital.
D'après les déclarations de Vucic, les négociations entre Gazprom et la compagnie hongroise MOL sont en cours pour céder 56 % des parts de NIS détenues par Gazprom Neft et Intelligence, deux filiales du géant russe. Il a souligné l'importance de parvenir à une solution rapide, notamment après l'octroi d'une licence temporaire par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, permettant à NIS de poursuivre ses activités jusqu'au 23 janvier.
Cette situation délicate est exacerbée par le contexte de la guerre en Ukraine, qui a conduit à une pression accrue sur le secteur énergétique russe. France 24 note que ces sanctions ont été imposées pour forcer la Russie à mettre fin à ses opérations militaires en Ukraine. L'arrêt des importations de brut par NIS a conduit à la fermeture de sa raffinerie de Pancevo, un événement inquiétant pour l'économie serbe.
Vucic a annoncé que la raffinerie pourrait recommencer à fonctionner à plein régime autour du 17 janvier, juste avant la fin du délai donné par Washington. « J'espère que les Russes et les Hongrois régleront leurs affaires d'ici là », a déclaré Vucic, évoquant sa volonté d’établir une nouvelle direction pour NIS si aucun accord n'était atteint.
Les experts craignent que cette situation ne fragilise davantage l'économie serbe, notamment en raison de son important besoin de gaz russe. « La Serbie doit diversifier ses sources d'énergie pour éviter une crise future », souligne un analyste du secteur énergétique contacté par le journal Le Monde.







