En 2025, le marché automobile français a connu une nouvelle baisse de ses ventes de voitures neuves, selon un rapport publié par le secteur ce jeudi 1er janvier. Alors que les défis économiques persistent, les immatriculations de voitures électriques profitent des incitations offertes par le gouvernement.
Le bilan est inquiétant : les ventes de voitures neuves ont chuté de 5% par rapport à l'année précédente, avec un total de 1.632.154 immatriculations, soit environ 580.000 véhicules de moins qu'en 2019, période précédant la pandémie et une inflation galopante. Selon un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), c'est « une crise de volumes qui impacte lourdement l'industrie française et européenne ».
Cette situation a des répercussions en cascade sur les constructeurs, leurs fournisseurs et même les acteurs de la métallurgie, rappelant que l'automobile demeure un secteur clé pour l'économie du pays. Stellantis (comprenant des marques telles que Peugeot et Citroën) a enregistré une baisse notable de 7%, tandis que Renault a vu ses ventes augmenter légèrement de 1,2%, soutenues par des modèles comme l'Alpine.
Le mois de décembre a poursuivi la tendance observée tout au long de l'année, marquée par un « attentisme des consommateurs » face à des incertitudes politiques et économiques. Les prix des voitures restent une barrière : bien qu'ils aient légèrement diminué, avec une baisse moyenne de 1,4%, ils restent souvent trop élevés pour les acheteurs potentiels.
Pour faire face à ces défis, de plus en plus de Français se tournent vers la location longue durée plutôt que l'achat, une tendance de plus en plus notable. Un autre fait marquant est la montée des véhicules électriques , soutenue par les aides publiques. Ces ventes ont connu une hausse de 12%, représentant maintenant 20% du marché.
Les ventes de véhicules électriques ont franchi le cap des 300.000 unités, mais cette progression est jugée mécanique, fruit des mesures incitatives. Même à l'échelle européenne, la part des ventes de voitures 100% électriques a atteint 16,4%, avec une forte demande pour les hybrides : un véhicule sur deux vendu l'année dernière était hybride.
Sur le plan mondial, le constructeur chinois BYD a dépassé Tesla en devenant le leader des ventes de véhicules électriques, avec 2,26 millions d'unités écoulées. En revanche, les immatriculations des Tesla en France ont chuté de 37,5%, illustrant ainsi les changements rapides que subit le marché.
En conclusion, l'année 2025 a été marquée par une stagnation inquiétante du marché automobile traditionnel, tandis que l'électrique, soutenue par des aides, continue de croître significativement. L'avenir de l'industrie française dépendra des adaptations face à ces nouvelles dynamiques, selon les experts.







