Lors d'une réunion avec le président américain Donald Trump, le directeur général d'ExxonMobil, Darren Woods, a exprimé sa position ferme concernant l'incapacité d'investir au Venezuela. « Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, ce qui rend l'idée d'un retour très improbable sans des changements significatifs », a-t-il déclaré.
Woods a justifié son refus par les conditions juridiques et commerciales instables actuellement en vigueur au Venezuela. Malgré tout, il a exprimé l'espoir que l'implication de Washington puisse éventuellement améliorer la situation. « Bien sûr, des garanties doivent être mises en place », a-t-il insisté, ajoutant que ce retour nécessiterait des garanties importantes.
Cette rencontre est survenue dans un contexte tendu, récemment marqué par une opération militaire américaine contre le gouvernement vénézuélien. Trump a encouragé les entreprises pétrolières américaines à s'engager davantage dans l'exploitation des vastes réserves d'hydrocarbures du Venezuela, promettant une « sécurité totale » pour leurs opérations. Cependant, il a été clair sur le fait que les entreprises traiteraient directement avec Washington, sans interagir avec le gouvernement de Caracas.
Malgré les grandes réserves de pétrole du Venezuela, estimées à plus de 300 milliards de barils selon l'OPEP, la production reste stagnante, plafonnée à environ un million de barils par jour. Des experts comme Rich Collett-White de Carbon Tracker soulignent que le pays fait face à des défis structurels importants, notamment des investissements insuffisants et des problèmes d'infrastructure.
Le vice-président de Chevron, un concurrent qui a maintenu une présence au Venezuela, a exprimé un enthousiasme modéré, reconnaissant les complexités de la situation actuelle. Pendant ce temps, les voix critiques s'élèvent quant aux risques liés à l'instabilité politique du pays et les pressions économiques persistantes.
En somme, la réunion entre Woods et Trump met en lumière les enjeux cruciaux d'une industrie pétrolière vénézuélienne à la dérive, tout en mettant en question la viabilité d'un retour rapide aux affaires pour les compagnies occidentales.







