Mario Draghi, l'ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), a été honoré du prix Charlemagne 2026 pour sa contribution remarquable à l'unité européenne. Lors d'un discours prononcé à cette occasion, il a souligné les défis sans précédent auxquels l'Europe fait face, tant sur le plan intérieur qu'extérieur, et a exprimé la nécessité d'une plus grande intégration et d'une compétitivité accrue.
La cérémonie, qui s'est tenue le 17 janvier, a mis en lumière les inquiétudes croissantes face aux tensions géopolitiques et à l'instabilité économique. Armin Laschet, président du comité de sélection du prix, a déclaré : "La situation est grave. L'Europe ne doit pas devenir un pion dans un jeu entre puissances étrangères." Cette affirmation a été relayée par plusieurs médias français, soulignant ainsi l'urgence d'une réponse collective de l'UE.
"Si l'Europe n'est pas compétitive sur le plan économique, elle ne pourra pas garantir sa sécurité à long terme", a averti Draghi, en poussant pour des réformes significatives au sein des structures économiques européennes.
Célèbre pour son engagement à sauvegarder l'euro durant la crise de la dette, Draghi a une fois de plus fait appel à l'union des États membres pour contrer la montée des partis populistes et des adversités croissantes. "Nous devons devenir plus forts : plus forts militairement, économiquement et politiquement", a-t-il affirmé, soulignant ainsi l'urgence d'adaptation et de transformation de l'Union.
Les recommandations de Draghi, qui prônent une réglementation uniforme des marchés de capitaux et une réduction de la bureaucratie, semblent plus pertinentes que jamais dans le contexte actuel, où l'économie européenne doit être repensée à la lumière des défis contemporains.
Au-delà de cet appel à l'action, l'accent mis sur le prix Charlemagne, créé pour promouvoir la construction européenne après la Seconde Guerre mondiale, témoigne de la nécessité d'unir les forces pour construire une Europe stable et prospère. Comme l'a noté le journaliste Jean-Michel Boucheron de Le Figaro, cette reconnaissance est cruciale alors que l'Europe fait face à une montée des antagonismes.







