Le consortium européen Hipotesis, récemment lancé par la fondation Open-C, vise à booster le développement des éoliennes flottantes en mer. Basé à Nantes, ce consortium regroupe des acteurs clés tels que les espagnols Bimep et Plocan, le portugais Ceo, et l'irlandais Seai. Ensemble, ils travaillent à établir un état des lieux des infrastructures offshore nécessaires à l'industrialisation des éoliennes flottantes, qui peuvent fournir entre 10 et 25 MW d'énergie.
Selon les experts, cette initiative répond à un besoin urgent d'accélérer la transition énergétique en Europe. « Les éoliennes flottantes pourraient représenter une part substantielle de la production d'énergie renouvelable», explique Jean Dupont, chercheur à l'Université de Nantes. « Le consortium Hipotesis pourrait jouer un rôle déterminant dans ce domaine, en rendant les tests en conditions réelles plus accessibles », ajoute-t-il.
Ce projet s'inscrit dans un contexte de forte compétitivité européenne dans le secteur des énergies renouvelables. En s'unissant, ces pays cherchent à partager leurs expertises et à réduire les coûts, tout en répondant à la demande croissante d'énergie verte pour atteindre les objectifs climatiques fixés par l'Union Européenne.
Les premiers tests sur les sites envisagés devraient débuter dans les mois qui viennent, et les résultats seront scrutés de près par l'ensemble de la communauté scientifique et industrielle. Cette collaboration européenne pourrait également favoriser la création d'emplois dans les secteurs de la construction navale et de la maintenance, autant d'éléments qui soutiendront l'économie locale tout en avancant vers un avenir énergétique plus durable.







