À l'approche des élections municipales, la menace des ingérences étrangères se fait de plus en plus pressante. Pour y faire face, le collectif marseillais Libres de choix a été fondé le 9 février dernier, avec pour ambition de mobiliser les forces locales, mais aussi au-delà. Ce groupe s'attachera à offrir des formations aux entreprises et aux médias, leur enseignant les outils et mesures de protection nécessaires contre ces risques croissants.
Dans un contexte où les technologies étrangères alimentent la désinformation, Libres de choix souhaite promouvoir un espace public où la démocratie est préservée grâce à un accès à une information fiable et à des outils de protection des données. Pauline Amiel, cofondatrice de l'association, chercheuse et directrice de l'École de Journalisme et de Communication d'Aix Marseille Université (EJCAM), souligne : “Nous voulons agir pour un espace public démocratique sain, par l'accès à une information utile, des outils libres et par la protection de nos données.”
Des experts comme Jean-François Dufour, politologue à l'Université de Provence, mettent en lumière les enjeux liés à cette initiative. Selon lui, “La désinformation est un fléau qui peut menacer l'intégrité même de notre démocratie. Des actions concrètes comme celles envisagées par Libres de choix sont donc essentielles.” Par ailleurs, certains médias comme La Provence rapportent une inquiétude croissante face à l'apparition de faux sites d'information locale générés par l'IA, accentuant la nécessité d'une sensibilisation accrue.







