Une reconversion étonnante et assumée
Avant de s’initier aux subtilités de la découpe, Élise Lierhmann a exercé en tant que technicienne de laboratoire puis a servi dans les rangs de la gendarmerie. En 2023, motivée par un désir de changement, elle choisit de se lancer dans la boucherie, un secteur révélant un besoin pressant de nouvelles recrues. « La boucherie est un métier qui recherche beaucoup de monde, nous faisons face à un déficit de plus de 5 000 bouchers », insiste-t-elle.
Encouragée par son frère Lucas, Élise entreprend une formation d’un an à l’École nationale supérieure des métiers de la viande à Paris. Une immersion qui lui permet d’acquérir les techniques de découpe et les exigences spécifiques au métier.
Un concours interrégional très exigeant
Lors du Salon de l’agriculture, Élise prend part au concours interrégional de boucherie. En équipe avec un apprenti et un boucher qualifié, ils s’efforcent de travailler différents types de viandes tout en les mettant en valeur de manière artistique sur un support de présentation.
Cette année, le thème est « l’art de la découpe à la française », en lien avec l’inscription de la boucherie au patrimoine culturel immatériel de la France. Élise et ses coéquipiers doivent travailler sur cinq viandes : veau, porc, bœuf, agneau et canette. « Nous nous sommes déjà entraînés plusieurs fois et nous gérons relativement bien les timings, mais il est crucial de maintenir la pression », confie-t-elle avec détermination.
Les experts du secteur, comme ceux de France Boucherie, applaudissent ce type d'initiative qui mérite d'être mis en avant. Ils soulignent l'importance d'encourager les jeunes vers des métiers en tension, comme celui de boucher, qui allie savoir-faire traditionnel et créativité culinaire.







