Dans notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Henri Contin (Ille-et-Vilaine), se présente comme « un citoyen conscient des efforts des producteurs », réagit aux préoccupations concernant la faible rémunération des agriculteurs face au coût de la vie, particulièrement alors que le Salon de l’agriculture se déroule à Paris :
« Il est insupportable de constater que ceux qui tiennent le bout de la chaîne, qui s'exposent à des risques constante, se retrouvent souvent à perdre la bataille des prix. Pendant que l'industrie engrange des profits, le producteur, lui, fait face à une hausse inexorable de ses charges (énergie, semences, matériel) sans possibilité d'indexer sa rémunération sur son travail. Comment accepter qu'une personne qui travaille 70 heures par semaine n'arrive pas à se verser récemment un salaire minimum, alors que son travail alimente des supermarchés affichant des bénéfices records ? »
« Nous perdons souvent de vue l'origine de nos aliments. Quelles que soient nos préférences — du bio local aux plats préparés —, les agriculteurs sont là, en amont, à chaque étape de la chaîne. Avant que la nourriture arrive dans nos assiettes, il y a le travail acharné d'un agriculteur », poursuit Henri.
Alors que notre société valorise le confort et les loisirs, les agriculteurs, eux, vivent une réalité beaucoup plus rude. Les récoltes ne donnent pas de trêve. Cette réalité manifeste se traduit par un rythme de travail épuisant, souvent ponctué par des soucis liés à la météo et à des priorités économiques. Il est essentiel de redonner aux agriculteurs la reconnaissance qu'ils méritent en tant que piliers de notre société alimentaire. « Acheter un produit, c’est également soutenir un savoir-faire », ajoute-t-il.
Dans ce contexte d'inégalité, chaque euro dépensé pour une denrée alimentaire doit être considéré comme un choix en faveur des producteurs. La transaction ne doit pas seulement servir à remplir les poches des intermédiaires, mais garantir une vie décente à celui qui cultive. Si cette situation perdure, nous risquons de voir nos campagnes se vider et de devenir dépendants d'une agriculture dont nous perdrons les fondements. Il est temps d'agir. Le respect et la reconnaissance des agriculteurs ne sont pas seulement une question de justice, mais de survie de notre écosystème alimentaire.







