Le Royaume-Uni introduit à partir de ce mercredi un système d'autorisation de voyage électronique (ETA) pour les visiteurs sans visa provenant de plus de 80 pays. Ceux qui ne disposeront pas de cette autorisation ne pourront pas fouler le sol britannique.
À compter du 25 octobre 2026, les ressortissants de nations comme les États-Unis, le Canada ou les pays de l'Union Européenne devront impérativement détenir une ETA pour entrer sur le territoire britannique.
Ce document électronique, qui vise à améliorer la sécurité aux frontières britanniques, a été mis en place pour la première fois en avril 2025 pour les citoyens européens, avec une certaine flexibilité accordée jusqu'à présent lors des contrôles.
Le ministère britannique de l'Intérieur a insisté sur le fait que « les passagers sans autorisation de voyage électronique seront interdits d'embarquement » pour les vols ou trains à destination du Royaume-Uni.
Initialement ciblée vers le Qatar et d'autres pays du Golfe, l'ETA s'applique maintenant à un plus grand nombre de voyageurs n'ayant pas besoin de visa pour des séjours de moins de six mois.
Liée au passeport
Les personnes transitant dans les aéroports britanniques doivent également posséder une ETA. Le coût de cette autorisation est de 16 livres sterling (environ 19 €), mais le gouvernement envisage d'augmenter ce tarif à 20 livres à l'avenir. À septembre 2025, près de 19,6 millions d'ETA avaient été délivrées.
Cette procédure est généralement validée instantanément lors d'une demande en ligne, bien que le gouvernement recommande de laisser un délai de trois jours ouvrés avant le voyage pour éviter les désagréments.
Comparée aux systèmes similaires tels que l'ESTA américain ou l'ETIAS, qui sera mis en place par l'Union européenne fin 2026, l'ETA constitue une nouvelle étape dans la gestion des flux migratoires vers le Royaume-Uni.







