Des pénuries commencent à se faire sentir dans au moins 5 % des stations-service françaises, soit environ 500 établissements, six jours après le début des frappes israélo-américaines sur l'Iran, selon des informations de Le Parisien. Les conséquences de cette crise géopolitique se manifestent déjà par une hausse des prix du carburant, et les craintes d'une tension prolongée pèsent sur les consommateurs.
D'après la carte collaborative « Pénurie Mon Essence », des stations service à Tours, Morsang-sur-Orge et Saint-Sulpice-la-Pointe relèvent de ces pénuries. Parallèlement, La Nouvelle République indique que des stations à Poitiers et alentours éprouvent des difficultés d'approvisionnement, certains services étant totalement ou partiellement à sec.
Cette situation s’inscrit dans un contexte d’ampleur, marqué par la fermeture stratégique du détroit d’Ormuz, affectant ainsi 20 % de la production pétrolière mondiale. Les prix du baril ont flambé, passant de 72,48 dollars le 27 février à 82,62 dollars ce 4 mars. Ce phénomène de crise commence à avoir des répercussions sur les prix à la pompe, comme l’a souligné Le Parisien.
« Je ne craigne pas vraiment une pénurie, il y a encore du gazole », rassure Philippe Burtin, un habitant de Strasbourg, interrogé par l’AFP. Toutefois, il observe une tension palpable parmi les consommateurs, certains remplissant des bidons en prévision d'une crise plus sévère. Ces comportements pourraient, selon lui, exacerber la situation.
Le ministère de l'Économie a tenu à rassurer la population en indiquant qu'il n'existait aucun risque d'approvisionnement à court terme. Les distributeurs de carburants ont été convoqués pour s'assurer d'une régulation adéquate des prix. Le ministre Roland Lescure a affirmé : « Nous n'avons aucune raison de nous ruer dans les stations-service. »







