Le 5 mars 2026, le groupe roumain SDC a présenté une nouvelle offre de reprise d'Alinéa, une enseigne d'ameublement actuellement en redressement judiciaire depuis novembre 2025. Les employés, cependant, considèrent cette proposition comme indigne de leurs attentes.
Malgré un retrait temporaire de la première offre fin février, SDC a présenté une version modifiée au tribunal des affaires économiques de Marseille, qui doit décider du sort de l'enseigne. Le climat au sein de l'entreprise est tendu, avec des salariés de Limoges exprimant leur frustration face à une situation déjà précaires.
D'après l'offre de SDC, la reprise de l'enseigne impliquerait la suppression de plus de 500 postes sur les 1.200 employés en France, y compris un tiers des 28 salariés présents à Limoges. Les employés ont d'ailleurs déployé une banderole qui dénonce les supposés « 1.000 emplois sacrifiés » par la famille Mulliez, propriétaire d'Alinéa.
"Travailler devient un supplice"
Les salariés de Limoges se trouvent dans une position d'attente, subissant le stress de l'incertitude quant à la pérennité de leurs emplois. Un salarié, souhaitant conserver l'anonymat, a déclaré : "Ça devient un supplice. Les collègues en ont marre, ils veulent que ça se termine." Cette litanie de désespoir semble partagée par de nombreux membres de l'équipe.
Pour les salariés, l'offre de SDC ne représente aucune lueur d'espoir. Au contraire, un employé a affirmé : "C'est de la magouille. En somme, ça veut dire 'on liquide le maximum et on redispatche'". Il est à noter qu'Alinéa avait déjà traversé une période de redressement judiciaire en 2020, après quoi son magasin limougeaud avait été temporairement sauvé, mais sans nouveaux investissements significatifs depuis lors, selon des sources telles que Le Monde.
Décision attendue le 31 mars
Les conséquences de cette offre pourraient être désastreuses pour plusieurs départements de l'entreprise, notamment ceux liés à la cuisine et à la restauration. D'après un document consulté par Le Canard Enchaîné et l'AFP, SDC prévoit de se débarrasser des magasins déficitaires ainsi que des "activités périphériques non contributives".
La décision du tribunal concernant la reprise, la cession ou la liquidation judiciaire d'Alinéa est attendue pour le 31 mars. Les employés sont sur le qui-vive et espèrent que leur sort ne sera pas scellé dans la précipitation.







