Les entreprises du bâtiment dans les Deux-Sèvres sont actuellement confrontées à une envolée des coûts des matières premières, conséquence directe de l'instabilité au Moyen-Orient. Afin de limiter les fermetures d'entreprises, la Fédération du bâtiment des Deux-Sèvres a conseillé à ses membres de réduire la validité des devis à deux semaines.
Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz le 1er mars, les entreprises françaises redoutent une nouvelle hausse des frais d'approvisionnement. Franck Michelon, président de la Fédération, a expliqué : "Après le Covid et la guerre en Ukraine, nous pensions nous relever. Mais voilà qu'un nouveau conflit vient perturber nos coûts de matières premières."
Les anticipations de hausse sont préoccupantes : 8% pour l'aluminium, 11% pour le PVC et une augmentation significative des prix des semi-conducteurs, qui dépendent en grande partie de l'hélium produit au Qatar. Ces augmentations de prix posent des enjeux majeurs pour les 450 entreprises adhérentes du département.
Réduire la validité des devis pour sauver les entreprises
Pour aider les entreprises à faire face à l'inflation, la fédération recommande de limiter la durée de validité des devis. Cette stratégie vise à minimiser l'impact financier sur les trésoreries. "Nous garantissons les prix pour deux semaines", a précisé Michelon. Actuellement, 60% des adhérents choisissent de ne pas répercuter la hausse des coûts sur leurs clients, mais cette situation ne pourra pas perdurer, avertit-il.
Plusieurs experts du secteur soulignent que cette approche pourrait être cruciale pour la survie des entreprises de BTP. Selon une étude de Bâtiment Actualité, "ces ajustements pourraient permettre une meilleure gestion des risques économiques". Dans ce contexte économique volatile, l'avenir du secteur reste incertain, mais les efforts d'adaptation se multiplient.







