Les conflits au Moyen-Orient persistent avec une intensification des tensions. Mercredi 25 mars, l'Iran a déclaré son rejet du plan de paix élaboré par les États-Unis, tout en menant des frappes dans plusieurs pays du Golfe. De son côté, Israël a étendu sa "zone tampon" au Liban pour tenter de mitiger la menace posée par le Hezbollah, qui refuse de participer à des négociations. Voici les faits saillants de cette journée cruciale.
Iran rejette le plan de paix américain
Selon des informations relayées par la télévision d'État iranienne, Téhéran a catégoriquement rejeté le plan américain conçu pour mettre fin au conflit, que le médiateur pakistanais a présenté. L'ambassadeur d'Iran au Pakistan a déclaré qu'aucun dialogue n'avait eu lieu entre Washington et Téhéran visant à instaurer la paix. Ce plan comprend des exigences telles que la démolition des installations nucléaires situées à Natanz, Fordow et Ispahan, ainsi que l'expulsion de l’uranium stocké sous l’œil de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l’arrêt total de l’enrichissement en Iran. Comme le rapporte Le Monde, ce rejet confirme l’absence de volonté de négociation du côté iranien.
Israël élargit sa zone de sécurité au Liban
Israël a annoncé une extension de sa zone tampons au Liban. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a souligné que cette mesure vise à "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah. L'armée israélienne a affirmé avoir démantelé plusieurs installations stratégiques du Hezbollah dans le sud du Liban. Dans le même temps, Naïm Qassem, le responsable du Hezbollah, a qualifié toute possibilité de négociation "sous le feu" de capitulation, alors que certains secteurs libanais plaident pour des pourparlers avec Israël.
Attaques iraniennes sur Israël et le Golfe
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir lancé des missiles et des drones sur plusieurs cibles, notamment le nord et le centre d'Israël, ainsi que des bases militaires américaines au Koweït, Bahreïn et en Jordanie. Des incidents notables incluent un réservoir de carburant de l’aéroport du Koweït qui a pris feu suite à une attaque par drone. Les forces maritimes iraniennes ont également menacé le porte-avions américain "Abraham Lincoln", affirmant qu'elle ne reculerait pas si la flotte entrait dans une zone d'engagement de leurs systèmes de missiles, comme rapporté par le site d'informations RFI.
Provocation d'Iran face aux États-Unis
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde les États-Unis, les exhortant à ne pas "tester" la détermination de l'Iran à défendre son territoire. Ses déclarations surviennent alors que des rapports indiquent un renforcement militaire américain dans la région, une situation qui accentue les inquiétudes quant à une éventuelle escalade. Ghalibaf a également accusé les "ennemis" de l'Iran de préparer des opérations d'invasion sur une des îles irakiennes dans le Golfe, appuyés par un pays voisin. L'analyste militaire Raphaël Lory note que la région est sur un fil, accentuant encore plus la tension géopolitique actuelle.







