Le mardi 21 avril, peu avant 22 heures, un incendie a gravement endommagé le bardage en bois et les faux plafonds du bâtiment D2 de la faculté de médecine de Poitiers.
Les pompiers ont dû intervenir après avoir reçu un nombre important d'appels d'étudiants inquiets. L’incendie a été maîtrisé rapidement grâce à l'intervention d'une quinzaine de pompiers des casernes de la Blaiserie et de Saint-Éloi.
«À notre arrivée, le feu avait déjà atteint le bardage bois extérieur et se propageait dans les faux plafonds», a expliqué le lieutenant Stéphane Desroches, responsable sur le terrain. «Nous avons utilisé deux camions et une grande échelle pour éviter que les flammes ne s’étendent davantage.»
Des départs de feu signalés avant l'incendie majeur
Heureusement, aucune blessure n'a été signalée. Cependant, les circonstances entourant cet événement soulèvent de nombreuses questions. «J'ai reçu un premier appel à 17 heures 52 concernant un mégot de cigarette mal éteint», a déclaré l'agent de sécurité incendie sur place. «Lorsque je suis revenue à 20 heures 09 pour un nouveau signalement de fumée, j'ai utilisé un extincteur entier. Après ça, il semblerait que tout soit rentré dans l'ordre, mais à 21 heures 48, les pompiers ont été alertés une fois de plus...»
Des conséquences inquiétantes pour la scolarité
Deux équipes de la police de Poitiers sont également intervenues pour examiner la situation, accompagnées par la police technique et scientifique pour déterminer si le feu avait une origine criminelle. Le doyen de l’UFR santé, Marc Paccalin, est particulièrement préoccupé par les effets de cet incident sur les étudiants. «Le bâtiment D2 dispose de cinq salles de classe, pouvant accueillir environ 180 élèves. Avec deux ou trois salles désormais inutilisables, cela va poser de graves problèmes pour la fin de l'année scolaire et les examens.»
Des élus et des représentants de l'administration universitaire ont également été présents pour soutenir les autorités sur place.







