En Gironde, l'éducation et la justice se mobilisent contre les violences sexuelles et sexistes

Unis pour mettre fin aux violences sexuelles, la justice et l'université s'engagent ensemble.
En Gironde, l'éducation et la justice se mobilisent contre les violences sexuelles et sexistes
Procureurs, recteur, responsables d’établissements d’enseignement supérieur, lors de la signature de la convention, ce 22 avril. © Crédit photo : E.A.-C.
Unis pour mettre fin aux violences sexuelles, la justice et l'université s'engagent ensemble.

Le 22 avril, une convention a été signée en Gironde pour renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (VSS) dans le milieu universitaire. Les parquets de Bordeaux et Libourne, en collaboration avec le rectorat et huit établissements d’enseignement supérieur, visent à créer un cadre d’action efficace pour protéger les étudiants.

Cette initiative prend en compte des établissements tels que l’Université de Bordeaux, l’Université Bordeaux-Montaigne, Kedge Business School, et d'autres. Les responsables se sont accordés à travailler ensemble pour mieux encadrer les signalements de incidents liés aux VSS, soulignant l'importance d'une réponse coordonnée. Le procureur de Bordeaux, Renaud Gaudeul, a affirmé qu'environ quinze affaires de VSS sont actuellement au tribunal chaque année, ce qui met en lumière la nécessité de ce partenariat.

« Les violences sexuelles et sexistes n’épargnent pas, aujourd’hui encore, le monde de l’université »

Le recteur Jean-Marc Huart a déclaré : « Cette convention traduit un engagement partagé. Il est essentiel de mieux prévenir et recueillir la parole des victimes. » Cette convention inclut des actions de sensibilisation et de formation pour les équipes pédagogiques, accompagnées de fiches pratiques. Ces dernières permettent de traiter des cas concrets, offrant un guide aux personnes responsables lors de signalements.

Les universités ont déjà réalisé des efforts significatifs, mais le besoin d'amélioration reste crucial. Par exemple, Dean Lewis, président de l’Université de Bordeaux, a souligné que la cellule de veille interne a reçu environ quarante signalements cette année. Il est désormais clair que les victimes se sentent plus à l'aise pour s'exprimer, ce qui témoigne d'une évolution des mentalités.

Avec cette alliance, la justice et le milieu éducatif espèrent non seulement sensibiliser, mais aussi obtenir un retour d’information pratique sur les signalements en cours, pour assurer un suivi approprié. La route est encore longue, mais cette initiative pourrait devenir un modèle pour d’autres régions en France. Les voix s'élèvent, et l'État confirme sa présence dans la lutte contre ces violences.

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