Au début de son procès à la cour d'assises de Pau, l'accusé d'une quarantaine d'années, qui a tragiquement ôté la vie à son cousin en septembre 2023, est apparu visiblement ému dans le box. Les yeux baissés, il a ponctué ses interventions de murmures à peine audibles, échappant à toute véritable explication de son acte. D’après ici.fr, ce jour-là, il a utilisé un couteau pour poignarder son cousin à trois reprises, avant de se rendre ultérieurement au commissariat de Bayonne pour avouer son geste.
Au cours de l'audience, l'accusé n’a pas levé les yeux vers les proches de la victime, parmi lesquels se trouvaient une dizaine de membres de la famille, dont la mère et la fille. Tous espéraient saisir l'ampleur de ce drame. Interrogé par la présidente de la cour, il exprimait difficilement ses émotions, confondant colère et incompréhension face à un conflit familial qui s'est cristallisé ce jour-là.
Les tensions entre les deux hommes n'étaient pas nouvelles. Ayant partagé un logement dans le passé, leur cohabitation était teintée de troubles psychologiques, la plupart liés à des comportements autodestructeurs comme la consommation de drogue. Selon des rapports de Le Monde, les deux cousins avaient souvent eu des altercations dues à une vie marquée par des dettes envers des trafiquants de drogue, aggravées par des disputes fréquentes.
Pas repartir à la rue
Ce matin-là, alors que la victime sortait d'une soirée, il a demandé à son cousin de quitter les lieux. L’accusé a témoigné qu'il ne voulait pas se retrouver sans domicile, ayant une peur profonde de retourner à la rue, source de son agacement. Dans un monde déjà fragile, cette question de l'hébergement déclencha une explosion de violence inattendue.
Les tensions éclatèrent, et l’accusé déclara : « J'ai pété un peu les plombs », avouant la tension qui a conduit à l'irréparable. Des témoins ont confirmé que souvent, la victime devait gérer des menaces répétées et des comportements violents, rendant la situation insoutenable.
Devant la cour, les membres de la famille étaient impassibles, la douleur palpable dans le silence qui régnait. Pour sa fille, le drame est insupportable ; elle a déposé un portrait de son père devant les jurés, une image qui illustre la tragédie d’un conflit familial malheureux et d’une vie brisée.







