Une mobilisation impressionnante de la Force Frontière a eu lieu mercredi et jeudi derniers dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Avec plus de 1 000 agents déployés sur 33 points stratégiques de contrôle, cette opération vise à renforcer la sécurité face aux flux migratoires.
Dirigée par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, Étienne Guyot, cette initiative a rassemblé les douze préfets de la région pour définir une politique commune. Le Pays Basque, zone frontalière avec l'Espagne, joue un rôle crucial dans la lutte contre l'immigration clandestine et les réseaux de passeurs.
Une vigilance accrue sur le terrain
Les lieux tels que Hendaye et le poste-frontière de Biriatou enregistrent 85 % des flux migratoires dans la région. Cette présence renforcée des forces de l'ordre vise à contrôler non seulement les véhicules, mais également les trains et les entreprises employant de la main-d'œuvre étrangère. "Nous avons déjà mené cinq opérations similaires, qui ont permis de contrôler 35 000 personnes et d'intercepter 551 étrangers en situation irrégulière", a déclaré Étienne Guyot.
Pour compléter cette surveillance, des drones sont utilisés pour couvrir plus efficacement la zone. Actuellement, la majorité des migrants illégaux proviennent d'Algérie, du Maroc, de Guinée et du Soudan. Alexandre Koto, responsable de la Police aux Frontières d'Hendaye, a souligné l'importance de l'expérience des agents : "C'est le policier, par son expérience, qui fait preuve de discernement et qui identifie les personnes mal intentionnées".
Une adaptation nécessaire à la situation migratoire
Cette opération ne se limite pas à la seule France. Elle s'inscrit dans le nouveau contexte migratoire causé par la politique de régularisation en Espagne. Jean-Marie Girier, préfet des Pyrénées-Atlantiques, a noté que les autorités espagnoles ont récemment intensifié leurs efforts pour contrôler les flux, indiquant une inversion temporaire des flux migratoires. "Sur les quatre premiers mois de l'année 2025, l'Espagne a renvoyé en France 60 étrangers en situation irrégulière. Pour la même période en 2026, ce chiffre est monté à 100", a-t-il ajouté, mettant en lumière le renforcement des mesures de contrôle à la frontière.







