La D1250, qui relie Cestas à Pessac, est devenue un véritable parcours du combattant pour de nombreux automobilistes. Depuis le début de l'année, cette route, autrefois limitée à 80 km/h, a vu sa vitesse réduite à 50 km/h, entraînant un flot d'amendes inattendu pour des clients d'un concessionnaire local.
Alexi Baldassari, gérant de MVB Automobiles, a constaté une hausse alarmante des contraventions. "Avant, je n'avais jamais reçu d'amende. Maintenant, c'est cinq par mois depuis cinq mois !", déplore-t-il. Les automobilistes semblent ne pas avoir assimilé ce changement soudain, malgré les panneaux de signalisation présents le long de la route.
Selon les autorités, cette réduction de vitesse est une mesure de sécurité mise en place pour protéger une zone de travaux. "Un radar a été installé par Bordeaux Métropole pour garantir la sécurité des ouvriers", précise la préfecture. Malheureusement, cela a conduit à des désagréments pour de nombreux conducteurs, qui ont dû faire face à des amendes inattendues.
Qui doit payer ?
MVB Automobiles, tout en recevant les contraventions, ne se sent pas directement responsable. "Quand un client me confie sa voiture pour la vente, c'est lui qui reçoit l'amende", explique Baldassari. Les contraventions, lorsqu'elles sont à son nom, sont transférées au conducteur responsable grâce à un processus administratif long et compliqué.
"Quand quelqu'un me confie sa voiture pour la vendre, c'est lui qui reçoit l'amende"
Les clients, bien que surpris, reconnaissent leur part de responsabilité. "Personne n'a refusé de payer; ils avouent généralement ne pas avoir fait attention", ajoute-t-il. Il insiste également sur l'importance de payer rapidement pour éviter toute majoration sur les amendes.
La situation devrait se stabiliser prochainement, les travaux devant s'achever en juin, ce qui devrait conduire au retrait du radar. En attendant, les automobilistes et le concessionnaire font face à une réalité complexe, où la sécurité routière se heurte aux habitudes de conduite établies.







