Le corps d'une femme de 61 ans, décédée jeudi dernier, a été retrouvé présentant de multiples ecchymoses, résultant de violences répétées, ainsi qu'un hématome sous-dural et une hémorragie intracérébrale, selon les déclarations d'Alexa Dubourg, procureure à Mont-de-Marsan.
Son compagnon âgé de 49 ans a été mis en examen ce dimanche pour des actes de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi que pour des violences habituelles. D'après les premières constatations, cet homme aurait asséné « au moins deux coups de poing au visage » lors d'une dispute survenue la veille de la tragédie.
Un passé lourd de violences
Le suspect n'est pas étranger aux violences conjugales : entre 2008 et 2022, il a déjà été condamné à trois reprises pour de tels actes, accompagnés de divers délits sur la route. Les statistiques récentes révèlent un alarmant accroissement des féminicides en France, avec une augmentation de 11 % d'une année à l'autre, pour atteindre 107 meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint, comme l'indiquent les données officielles dévoilées en octobre dernier.
Pour des acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes, cette situation démontre l'urgence d'intensifier les actions gouvernementales. Muriel Robin, par exemple, a récemment exprimé son indignation face à l'inaction des autorités concernant ces problématiques graves. Ce nouvel incident tragique rappelle l'importance de la sensibilisation et de l'éducation sur ce fléau qui touche encore trop de femmes en France.
Alors que l'enquête se poursuit, de nombreuses voix s'élèvent pour demander des mesures plus fermes pour protéger les victimes et leur donner les moyens de se défendre.







