Les récentes informations provenant des médias locaux révèlent une situation alarmante. Dans cette région, les autorités estiment qu'il y a 4.000 terriers de souris par hectare et jusqu'à 8.000 rongeurs libres sur une seule parcelle. Pour qu'une invasion soit déclarée, il faut avoir au moins 800 souris par hectare. Des scientifiques, alertés dès le mois d'avril, préviennent que cette invasion pourrait coûter un milliard de dollars au secteur céréaliers.
Le comté de Morawa, une région rurale affectée, a vu sa présidente, Karen Chappel, exprimer sa désolation dans plusieurs médias, notamment News.com et ABC. "C'est une situation horrible. Nous passons notre temps à nettoyer les carcasses et à poser des pièges", a-t-elle déploré.
Des souris partout
Pour les habitants, cette invasion fait partie de leur quotidien. "L'odeur de souris mortes est omniprésente, on en trouve partout", a-t-elle ajouté, décrivant des situations où des souris envahissent les lits et les cuisines.
Des témoignages de résidents rapportent que des souris ont été découvertes dans des fours et des tiroirs, rongeant des livres et des câbles électriques.
Des recommandations d'hygiène sont édictées par les autorités locales : "C'est comme lors de la pandémie de Covid, il faut se laver les mains sans arrêt... Une alerte sanitaire récente a été lancée, recommandant des précautions lors de la manipulation de souris mortes," a précisé Chappel.
Phosphure de zinc et conséquences sanitaires
Pour contrer cette invasion, l'Autorité australienne des pesticides et des médicaments vétérinaires a approuvé l'utilisation de rodenticides plus puissants, incluant le phosphure de zinc, le 18 mai dernier.
Suite à cela, une école de Morawa a dû fermer, suite à l'utilisation de ces produits toxiques pour les humains, même à faible dose. Une situation similaire s’était déjà vérifiée entre 2021 et 2023, alors que la région subissait déjà une invasion de souris.
Les invasions antérieures, comme celle de 2021, avaient déjà été considérées comme catastrophiques, impactant l'économie à hauteur de 660 millions de dollars, sans compter les effets sur la santé mentale des victimes, selon Steve Henry, chercheur à l'agence scientifique nationale, interrogé par News.com. Contrairement aux événements climatiques, une invasion de souris est impossible à éviter, souligne-t-il.







