Mc O’Neal Zuh, un jeune homme de 24 ans originaire de Poitiers, a disparu le 17 mai dernier sur une plage d’Ichinomiya, dans la préfecture de Chiba, près de Tokyo. Bien que son corps n'ait pas été retrouvé, les autorités japonaises ont interrompu les recherches, avançant l'hypothèse d'une noyade. Cependant, la famille conteste vigoureusement cette version des événements.
Le jeune homme s’était installé au Japon en avril et passait la journée à la plage avec des amis. Aux alentours de 15 heures, alors qu'un courant puissant a surpris le groupe, ses camarades ont réussi à regagner le rivage, mais Mc O’Neal a disparu. Bien qu’un maître-nageur fût présent, il n’a pas pu intervenir à temps, rapportent les faits relayés par Le Parisien.
Une noyade ?
Les autorités japonaises ont rapidement décrété qu'il s'était noyé, ce qui a conduit à un arrêt rapide des recherches après seulement trois jours. Il s’agit d’une conclusion que sa famille refuse d’accepter. Katia, sa tante, s'est exprimée sur ICI Poitou, déclarant : "Le pire, c'est de ne pas savoir ce qui s'est passé exactement. Les recherches ont été abandonnées trop vite." Elle a ajouté que "tant qu’on n’aura pas le corps, nous ne pourrons pas faire notre deuil".
Les proches de Mc O’Neal sont appuyés par l’association Antred, fondée par Damien Véron. Lors d'une interview pour ICI Poitou, ce dernier a affirmé que les témoins n'avaient pas été suffisamment interrogés par les autorités : "On suppose que c'est une noyade, mais les autorités ne semblent pas désireuses de mener plus loin l’enquête. C’est dévastateur pour la famille".
"C’est le silence, le flou"
Pour faire avancer l’enquête, le député Sacha Houlié et le maire de Poitiers, Anthony Brottier, ont écrit au président de la République afin de demander des éclaircissements auprès des autorités japonaises.
Dans une vidéo diffusée sur Facebook, la famille a évoqué le fait que le Quai d’Orsay prendrait l’affaire "très au sérieux". However, ils déplorent : "C’est le silence, le flou autour de cette affaire, et la communication avec les autorités japonaises est quasi inexistante".
Une cagnotte a été mise en place pour aider la famille à financer de nouvelles recherches.







