La cour criminelle de l’Indre a prononcé son jugement le mardi 30 juin 2026. Un ancien responsable des jeunes sapeurs-pompiers de Buzançais a été condamné à treize ans de prison pour viols et corruption de mineure.
L'audience finale du procès de Bernard Leborgne, ancien enseignant des jeunes sapeurs-pompiers de l’Indre, s'est tenue devant la Cour criminelle. Après un procès de deux jours, le verdict est tombé rapidement, révélant la sévérité des actes perpétrés entre août 2022 et août 2024. Leborgne, âgé de 60 ans, écopera de treize années derrière les barreaux et sera interdit de contact avec sa victime pendant trois ans. De plus, il ne pourra plus jamais exercer une activité liée aux mineurs.
« Vous n’avez pas à juger un viol mais une multitude de viols », a déclaré l'avocate générale, soulignant la gravité des accusations. Ces actes ont marqué une jeune femme de 17 ans au moment des faits. Soumise à des menaces, elle a été victime de manipulation à travers des pressions psychologiques et des chantages inacceptables concernant la divulgation de photos compromettantes, des éléments déjà rapportés par des médias comme La Nouvelle République.
Un acte de courage
La partie civile a choisi de ne pas requérir le huis clos, faisant preuve d'un courage indéniable selon son avocat Me Sébastien Robin. Il a insisté sur le fait qu’il n’était pas à la victime de se soustraire au regard d'autrui. Après l’annonce du verdict, la jeune femme a exprimé sa frustration face à l'incapacité de l'accusé à reconnaître la gravité de ses actes. C’est avec une profonde inquiétude qu'elle s'interroge sur les conséquences de sa libération future. Elle espère que cette affaire servira de leçon, entraînant des changements significatifs au sein des pompiers concernant la prévention des violences sexuelles.
Dans sa plaidoirie, Me Sandrine Barré a rappelé que Bernard Leborgne n'a jamais dissimulé ses actions, même s'il lui arrive d'être « maladroit » dans ses explications. Elle a demandé pour lui une peine qui soit juste et proportionnée sans annihiler complètement sa vie, mentionnant ses conditions sanitaires qui rendent la détention encore plus pénible. L’ancien formateur avait indiqué être prêt à assumer sa sentence sans jamais avoir demandé de remise en liberté durant sa détention.
Pour conclure, Me Robin a demandé qu’une nouvelle expertise soit réalisée pour évaluer l'ampleur du préjudice subi par la victime. Une audience sur les intérêts civils est programmée pour la fin de cette année.
Lire aussi







