Le chef de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, fait l'objet d'une plainte pour apologie du terrorisme déposée par trois victimes françaises des attaques survenues le 7 octobre dernier. Cette plainte a été révélée par l'AFP. Mélenchon avait précédemment suggéré que la qualification de terrorisme des massacres pourrait être remise en question, une déclaration qui a provoqué un tollé.
Deux des plaignants sont des rescapés du festival de techno Nova, où plus de 370 personnes ont perdu la vie. Le troisième, un policier hors service ce jour-là, a été gravement blessé en tentant de faire face aux agresseurs. Leur avocat, Nathanaël Majster, a dénoncé cette « transformation d'un crime en fait de résistance », dans un communiqué où il insiste sur le caractère inacceptable de toute justification des actes terroristes.
Mélenchon a récemment pris la parole pour critiquer l'évolution de la législation française sur l'apologie du terrorisme, instaurée sous le gouvernement de François Hollande. Il a soutenu que les discussions sur la résistance à l'oppression étaient légitimes, mais Nathanaël Majster rétorque que cela ne justifie en rien les violences de ce jour tragique.
« Les violences terroristes ne peuvent être excusées, quels que soient les prétextes avancés. Justifier ces actes sous prétexte de résistance est dangereux », a déclaré Me Majster, pointant du doigt la responsabilité que cette apologie pourrait avoir sur la société française.
La position de Mélenchon a suscité une vive réaction au sein de la classe politique, alors que des appels à une réflexion collective sur la définition du terrorisme et ses implications s'amplifient. LFI, sollicité par l'AFP, n'a pas encore réagi officiellement.







