Le 29 juin dernier, les responsables du commerce de l'Union Européenne (UE) et de la Chine se sont réunis pour discuter des différends commerciaux, dans le cadre d'un processus de concertation prévu pour trois mois. Bien que Bruxelles et Pékin applaudissent cette initiative, une certaine méfiance persiste.
Le déficit commercial de 360 milliards d'euros attendu en 2025 met en lumière la gravité de la situation. Le quotidien Lianhe Zaobao souligne que “les tensions commerciales entre les deux blocs continuent de s'intensifier”. Pour tenter de résoudre leurs différends, les deux parties ont convenu d'une date butoir en octobre.
Maros Sefcovic, commissaire européen au Commerce, a déclaré après sa rencontre à Bruxelles avec son homologue chinois Wang Wentao :
“Tout ne sera pas résolu, mais nous avons trois mois pour atteindre des résultats concrets.”
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large visant à contrer les pratiques commerciales jugées déloyales. Selon Bloomberg, le retard accumulé dans la balance commerciale est principalement attribué à l'afflux de produits chinois subventionnés sur le marché européen.
Un statu quo insoutenable
Maros Sefcovic a souligné que la situation actuelle est “insoutenable” et qu'il est impératif d'éviter un statu quo. Cette rencontre à Bruxelles a ouvert la voie à la création d'une plateforme commune pour surveiller les flux commerciaux et détecter des variations significatives. Bloomberg rapporte également que les responsables européens examineront de plus près les contrôles aux exportations chinois qui restreignent l'accès européen aux ressources essentielles.
Lianhe Zaobao indique également que cette initiative fait partie de l'effort de l'UE visant à lutter contre les pratiques déloyales, tout en mettant en lumière un dilemme face auquel l'UE se trouve :
“Toute mesure punitive envers Pékin pourrait entraîner des représailles et affecter l'accès des entreprises européennes au marché chinois.”
En Chine, certains commentateurs, comme ceux de Yingma kan Shijie, ont critiqué la position européenne. Alors que des négociations étaient en cours, Ursula von der Leyen a récemment mis en place des politiques commerciales restrictives.
“Il y a une contradiction dans l'approche européenne”, notent-ils.
Des mesures imminentes
A partir du 1er juillet, l'UE augmentera les droits de douane sur les importations d'acier à 50 % et mettra fin aux exonérations de droits pour les marchandises d'une valeur inférieure à 150 euros. Ces mesures visent particulièrement à freiner les exportations chinoises dans le secteur du commerce électronique transfrontalier.
Les médias chinois, tels que Yuyuan Tantian, ont mis en garde que si l'UE transformait ces négociations en “une simple posture”, alors Pékin serait prêt à geler ses relations économiques avec l'Europe. Les mois à venir s'annoncent donc cruciaux pour l'avenir de ces échanges commerciaux.







