À partir de mercredi, l'Union européenne mettra en œuvre la suppression des droits de douane sur les produits en provenance des États-Unis. Cet engagement, promis dans le cadre d'un accord commercial négocié l'an dernier avec Washington, marque un tournant dans les relations économiques transatlantiques.
La législation, publiée mardi au Journal officiel de l'Union européenne, entrera en vigueur immédiatement le lendemain. Olof Gill, porte-parole de l'UE pour les affaires commerciales, a déclaré : "Promesse tenue", soulignant que cette initiative constitue une avancée majeure pour les relations entre les deux régions.
Concrètement, cette mesure entraînera la suppression des droits de douane sur une vaste gamme de produits industriels et agricoles américains, en application de l'accord convenu lors d'une rencontre à Turnberry, en Écosse, l'été dernier. À l'époque, cet engagement avait été pris en échange d'un plafonnement à 15 % des taxes sur les importations européennes imposées par le président américain.
Le processus de ratification a été alourdi, incitant Donald Trump à fixer une date limite pour le 4 juillet, date symbolique des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis. En mai, un compromis a été négocié, introduisant une clause de caducité dans l'accord commercial qui prévoit son expiration automatique fin 2029, à moins qu'une prolongation ne soit adoptée auparavant.
Ce nouvel accord implique également que la Commission européenne pourrait suspendre le pacte douanier si Donald Trump ne retire pas d'ici la fin de l'année les surtaxes de 50 % sur divers produits contenant de l'acier et de l'aluminium. Bruxelles a rappelé que les discussions se poursuivent avec le gouvernement américain dans ce contexte.
Olof Gill a déclaré que des négociations constructives se déroulent tant sur le plan technique que politique, affirmant que la Commission poursuivra ses efforts pour assurer la mise en œuvre des engagements pris en août dernier. Cependant, la tension demeure, Donald Trump ayant récemment menacé d'imposer des droits de douane de 100 % sur les pays européens qui instaureraient une taxation des services numériques américains.







