Le mois de mai 2023 a vu une augmentation notable de 23,7% des permis de construire délivrés pour des logements, s'élevant à 34.832 autorisations. Ce rebond fait suite à une chute significative en avril, où les chiffres avaient chuté de 31,3%, illustrant ainsi l'instabilité du secteur, comme l'indique les données préliminaires fournies par le ministère de la Ville et du Logement.
Selon le Service des données et études statistiques (SDES), cette dynamique oscillante est au cœur des préoccupations. Bien que mai ait enregistré une dynamique positive, il reste en retrait par rapport aux 41.000 permis accordés en mars, un chiffre qui avait été le plus élevé depuis août 2022. En analysant les cinq premiers mois de 2023, il est encourageant de noter que la moyenne mensuelle des autorisations est supérieure de 8,1% à celle observée en 2022.
La majorité des nouvelles autorisations concernent des logements collectifs, qui ont vu leur nombre augmenter de 37,9% pour atteindre 22.162 unités, contrastant avec une légère diminution en avril. Les permis de construire pour des maisons individuelles ont également progressé de 4,8%, totalisant 12.670 logements. Le SDES rapporte toutefois qu'au cours de la période de juin 2025 à mai 2026, 384.935 logements ont été autorisés, soit une baisse de 5,7% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.
Les débuts de chantier, une indication cruciale de la construction effective, ont enregistré 27.115 nouvelles habitations entre mai, marquant une légère hausse de 1,1% par rapport à avril. Cependant, sur les douze derniers mois, le total des logements mis en chantier est de 295.250, ce qui reste 13% inférieur à la moyenne des cinq dernières années.
Le ministère rappelle que ces chiffres demeurent provisoires, avec moins de 40% des informations collectées concernant les mises en chantier. Cela souligne la nature incertaine des données, alors même que le secteur de la construction continue de faire face à des défis majeurs, notamment l'augmentation des coûts de construction et la hausse des taux d'intérêt qui inhibent l'accès à la propriété pour de nombreux ménages.
Par ailleurs, la fin des mesures de soutien à l'investissement locatif, telles que le dispositif fiscal Pinel, a accentué la réticence des investisseurs particuliers, ajoutant une pression supplémentaire sur le marché. Face à cette situation, le gouvernement a introduit un projet de loi intitulé "Relance logement", dont l'objectif est d'encourager la construction de 400.000 logements neufs par an, accompagné de mesures pour simplifier les démarches administratives et inciter fiscalement à l'investissement locatif.







