Dans son dernier rapport, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a exhorté la France à opérer un redressement « important et durable » de ses finances publiques. Pour ce faire, il est essentiel de diminuer les dépenses afin de stabiliser une dette qui continue de croître.
« Le déficit budgétaire continue de se creuser alors que la dette publique ne cesse d'augmenter », a déclaré l'OCDE, soulignant l'importance d'un ajustement budgétaire. Avec un taux de déficit de 5,1% prévu pour 2025, la France se positionne juste derrière la Belgique, qui affiche un déficit de 5,2% du PIB.
Pour mieux comprendre ce contexte, la dette publique française s'élevait à 3.536,1 milliards d'euros fin mars 2026, soit 117,5% du PIB, un chiffre alarmant qui la classe derrière les dettes de la Grèce et de l'Italie (source : Insee). Ce ratio pourrait encore s'aggraver, notamment en raison de l'augmentation des taux d'intérêt et des dépenses liées au vieillissement démographique, la transition écologique et la défense, indique l'OCDE.
Réduction des dépenses publiques
Pour stabiliser la dette et viser un ratio de 122% du PIB d'ici 2030, l'OCDE recommande de diminuer la proportion élevée des dépenses publiques, qui représentait 57,2% de la richesse nationale en 2025. Ces dépenses, particulièrement dans les secteurs de la santé et de l'éducation, doivent gagner en efficacité.
En matière de fiscalité, l'OCDE suggère également une redistribution des charges fiscales pour alléger le poids sur le travail, au profit d'impôts plus larges et moins préjudiciables à la croissance, comme ceux basés sur la consommation ou liés à la propriété.
L'OCDE mise aussi sur un renforcement de l'emploi et une amélioration de la productivité pour redynamiser l'économie, qui, bien qu'elle reste résiliente, fait face à des perspectives de croissance incertaines. Elle prévoit une croissance limitée de 0,7% du PIB en 2026, suivi de 0,8% en 2027, après un modeste 0,9% en 2025. Un enjeu majeur dans un contexte où l'écart de PIB par habitant, par rapport aux pays les plus performants de l'OCDE, ne cesse de se creuser.







